LA PHILOSOPHIE DE LEON DUMAY
20/02/2018
LA NOUVELLE ANNEE SANS EUX
02/01/2018
REQUIEM POUR DEUX FOUS
14/12/2017
AU SOUVENIR DE GREGO
29/05/2017
ALEP ROUGE SANG
23/09/2016
LE MOME DU BATACLAN
16/11/2015
S Q Y, AU BONHEUR DE JEFF
20/01/2014
GUY CRAZ, LE BON VENT DES ANNEES 80
31/12/2013
KEVIN LE CUNFF DU VTT A LA ROUTE
25/08/2009
S Q Y, AU BONHEUR DE JEFF

 Résultat de recherche d'images pour

                                                                                                                               La France a un vrai vélodrome ... enfin !

 

 Près de Versailles, à St Quentin en Yvelines, rue Laurent Fignon (merveilleux hommage au champion), à 20 kms de la porte de St Cloud et 25 bornes du centre de Paris. 

Jeff ? C'est Jean-François Guiborel ! né à Ménilmontant-Paris 20ème, le 25 juillet 1954. Il habite à Suresnes avec son épouse, avec qui il a eu 3 enfants, lesquels lui ont offert 3 petits enfants.

Le projet de SQY a résisté à la non acceptation de la candidature de Paris pour les JO de 2012 (il fut le seul), qui finalement échurent à Londres. En se présentant spontanément à Arnaud Zumania, le futur responsable du site, lors d'une remise de prix FFC au théâtre de St Quentin en Yvelines l'hiver 2012-2013, il a offert un beau cadeau à tous les amateurs de cyclisme en général, et aux fondus de la piste en particulier. En effet, Arnaud Zumania fut séduit par le parcours du prétendant. Après un baptême de piste à l'INSEP, une invitation sur l'étape chrono du tour 2012 au mont St Michel, et une présentation de son vélodrome à l'émission de Gérard Holtz, l'affaire fut règlée.

L'homme providentiel pour que le projet d'une piste couverte en région parisienne puisse prendre son envol, c'est Jeff ! Qui mieux que lui eut pu effectuer cette mission, en y prenant un réel plaisir ? Sans doute bien peu de monde en vérité ! Sa qualité de coordonnateur des activités cyclistes lui sied à merveille. -"Je dois sensibiliser le grand public à la pratique de la piste et du BMX" dit-il. Il sera aussi d'une aide précieuse pour l'organisation des évènements.

 L’image contient peut-être : 1 personne, sourit, gros plan

 Jean François GUIBOREL, toujours le même plaisir.

 

 C'est aussi un homme de bientôt 60 ans qui aime le cyclisme depuis toujours. Depuis que son père, privé de plaisirs durant la seconde guerre mondiale, a décidé d'en offrir le maximum à ses trois fils. Le vélo a servi sans compter le plus jeune d'entres eux, Jean François. C'est 98 victoires sur route, dont Paris-Vierzon ! 140 sur piste, dont un titre mondial militaire de poursuite olympique avec Patrick Cluzaud, Jacques Bossis et Michel Zucarelli. Plusieurs titres de champion de France et d'Ile de France. Il fut un sociétaire à part entière de l'équipe de France piste de 74 à 78, avec en prime une pré-sélection aux JO de Montréal en 1976 ! Il a participé à tous les grands six jours européens amateurs, avec quelques places de leader et des victoires d'étapes à la clé. Tout ça pour dire que l'homme est bien à sa place dans ce projet.

Les "pistards" de Paname, dans les années 70-80, ont goutté aux anciens anneaux devenus vestiges. La cipale et les vélodromes cimentés de banlieue et de campagne, Aulnay sous bois, Champagne sur seine, Vincennes, Montargis et j'en passe, sont devenus des souvenirs enfouis dans une belle bulle de partage et d'amitiés. En France, celui de Grenoble, avec sa couverture d'un autre temps, a accueilli les fameux six jours du même nom et le spectacle qui va avec. Eddy Merckx en personne était un habitué du rendez-vous isérois, où Bernard Thévenet y avait ses ronds de serviettes. Tous les maillots jaunes y étaient conviés, mais Grenoble a vieilli depuis les jeux olympiques d'hiver de 68, le cyclisme sur piste et les rendez-vous à l'américaine sont passés à la postérité.

Ce spectacle là manque pourtant au cyclisme moderne. La piste "rétrécie "de l'INSEP ne suffisait pas. Celle de Bercy n'a jamais été spécifique au cyclisme, l'endroit étant plus connu pour ses concerts de héros à la guitare magique, ou de débraillés à la mode artistique en vogue ... Bercy est un palais omnisports, comme son nom l'indique, enfin plutôt "omnitout", ce qui laisse peu de place aux égos "cuissardés" qui se déchirent à la force du jarret. Le vélodrome de St Quentin en Yvelines est un bijou ! Il est tout acquit à la cause des cinglés de la bicyclette. Il est d'hors et déjà imprégné du rythme des pédaliers derniers cris et des cadres profilés à la légèreté insolente. En longeant la bande bleue cruellement intouchable, les sprinters retrouveront un bol d'oxygène qu'ils croyaient à jamais perdu. Jean François Guiborel a sanglé sa mémoire à cet édifice de toute beauté. Il se souvient de ces merveilleux moments passés avec ses amis, sur d'autres théâtres cyclistes, où les têtes s'enivraient de circonvolutions multiples. Une autre époque certes, mais la piste mériterait bien de renaître. Avec ses spécialistes, ses amoureux de la relance, et ses poètes du parquet chantant. St Quentin en Yvelines a pris une option pour redonner du plaisir aux passionnés. 


"Non Jeff t'es pas tout seul", comme le hurlait l'immense Brel, un autre maitre Jacques ...

Depuis 1980, quand Jean François arrêta le haut niveau, les postes à responsabilités se sont succédés. Responsable département compétition chez Peugeot cycles (80-92), directeur promotion et communication à la FFC (93-94), directeur communication chez Maxi-sports (95-99), chargé de mission cyclisme au conseil général des hauts de seine (2000-2004) et responsable de liaisons chez SPEEDO-courses (2005-2013). Au bonheur des rencontres, celles d'une vie. Jean François Guiborel sait à qui il doit ce parcours: - Ceux qui m'ont marqué et fait ce que je suis aujourd'hui ? C'est Michel SCOB mon premier éducateur, André BOSCAGE mon premier entraineur, Mickey WIEGANT directeur sportif à l'ACBB, René BEILLON et Didier HURE chez Peugeot, Louis NUCERA l'écrivain, et Gérard HOLTZ le journaliste.

Du fonds de leur retraite, Daniel Morelon et Pierre Trentin, les champions olympiques du tandem à Mexico en 68, doivent se dire qu'ils auraient adoré travailler à SQY. Les coursiers d'aujourd'hui doivent en être fiers, tout autant que conscients. Jamais un tel outil n'a été mis à la disposition de nos athlètes au geste arrondi, et aujourd'hui, redorer le blason de ce sport souvent bafoué et décrié, passe par la conscience de posséder cet endroit féérique ! Un encadrement digne et motivé, des gosses plein de vie, une synergie impeccable, et c'est reparti pour cent tours ! Ces fameux tours de piste que l'on aime ...puissent les bruits de cloches annonçant le dernier, résonner longtemps encore ! Une journée porte ouverte est annoncée les 1er et 2 février. Elle augmentera le capital sympathie de ce monument, qui au fil du temps, pourrait bien être sacralisé.

Nul doute que Jean François Guiborel a toutes les compétences pour y contribuer.