UN COUP DE FIL IMAGINAIRE

(Extrait de "Writting blues)

 

Ah c'est vous  ?

Je me souviens bien, ca fait au moins 20 ans non ? Je revois vos yeux pétillants, votre fossette à tomber par terre, vos gestes si féminins.

Je sais que vous m'avez oublié, mais ce n'est pas grave, un souvenir c'est déjà si fort !

Maintenant que j'y pense, je suis un peu déçu de ne plus vous connaitre. Vous m'aviez séduit sans le savoir, et certainement sans le vouloir. Puisque le temps nous a laissé suivre des chemins éloignés, je n'ai pas le droit de rêver de vous, mais je m'en fous, je rêve de vous ! 

centre d'appel

 Un jour, j'irai sur les lieux de nos si fragiles partages, pour revoir des images qui ne me reviennent que parcimonieusement.

Il va sans dire que je vous laisserai un petit mot caché, peut-être enfoui sous la terre, et le moment venu je vous guiderai vers son refuge. Vous êtes un morceau de ciel, une écume sucrée, et une illusion claire comme le torrent de la postérité.

Et si les endroits qui nous ont vu autrefois se rappelaient de nous ?

Je sais que le retour à des troubles lointains est douloureux, mais moi ça me fait du bien de vous imaginer sourire à nouveau.

Il n' y a que des cris d'amour au fond de ma mémoire, des cris assourdissants en écho d'émotions aveuglantes.

J'ai des frissons sur les avant bras en entendant votre voix, même si je sais que la ligne est virtuelle. Vous me semblez si jolie, là bas, dans votre tanière du temps passé, repeinte à la hâte par ma faute. Vous êtes un beau tableau, ceux d'aujourd'hui sont pâles comme un manque de vécu. 

Je vous laisse raccrocher, parce que je n'oserai pas le faire, vous m'intimidez encore, malgré votre absence.

Merci, c'était si bon de vous parler ...