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AMBRE ET LOLO FOR EVER

A Christophe ...

 

Ce titre pourrait être celui d'une chanson à la con non ?  Cette fois-ci, c'est juste ma façon de narrer le mariage d'Ambre la jolie petite brunette, et Laurent, mon neveu, presque plus beau que moi ... quoi que !  

 

                                                                                                                              Le marié c'est lui ! 

 Samedi 19 septembre 2015 : 8 jours après le 14ème anniversaire des avions sans GPS qui se prennent les tours du World Trade Center dans la tronche, ils ont donc décidé d'en finir avec le célibat. Non pas que celui-ci pesait lourd dans leurs âmes d'artistes, mais plutôt pour une sorte de régularisation fonctionnelle, et pour des raisons abjectement bureaucrates. Mais rassurez-vous, accessoirement, ils s'aiment quand même, et beaucoup plus qu'ils ne s'autorisent à le montrer ! Et puis, il y a Lizzie, ce petit bout de chou de 5 ans, charmeuse et secrète. Je vois son père d'ici, chanter - Lizzie, j'suis qu'un fantôme quand tu vas où j'suis pas ... alors ça vaut largement un mariage ... La journée fut bonne, voir excellente, même si j'ai aperçu quelques larmes couler au fil des heures, montrant s'il en était besoin, que l'assemblée était humainement fortement représentée, et que le cœur de certains convives étaient fragiles comme l'élastique d'un calebar, fusse t-il de qualité.

Je ne ferai pas ici l'apologie du mariage, étant mal placé pour en décrire les bienfaits, mais bon, celui-ci m'a rassuré quant à la crédibilité de certains d'entres eux, et aussi sur le plaisir de fêter dans un comité trié sur le volet, une union criante de vérité. 

Le mariage ? Je n'ai jamais pensé à pratiquer la discipline, du coup, par manque d'entrainement, il y a peu de chance pour que j'en fasse l'objectif d'un de mes samedis futurs. Sans doute Est-ce là une façon de me rassurer, puisque vu mon âge avancé, ma séduction s'estompant chaque jour un peu plus, les rigoles se creusant sur mon visage comme des tranchées au bord de la Meuse, et mon cerveau se perdant régulièrement dans les méandres d'une actualité qui me désole, tout ça fait que le projet devient de moins en moins plausible. Et puis, pour s'offrir la réussite d'un mariage, c'est avant toute chose l'affaire d'un jumelage intensif de points communs en tous genres. Connaissant mes qualités et mes défauts, je ne souhaite à personne de se trouver une ressemblance avec moi-même. Ma fibre narcissique étant satisfaite, je vais pouvoir m'occuper sereinement de souhaiter une bonne life à ces perdreaux de l'année d'avant, sans leur porter la poisse, tout en espérant qu'ils ne changeassent point !  

"Le sous pull", c'est le nom d'un groupe de rock que je vous conseille d'écouter, afin de vous faire une idée de la société autrement qu'en regardant TF1 et sa désespérance de milliardaires lisses et poussiéreux à la fois. Certes, vous ne trouverez pas leur CD dans les bacs, à moins qu'un beauf soumis à la crise planétaire, et aux partages communautaires diaboliques, ne s'indigne d'une telle pensée pas unique et le jette dedans par dépit. Que nenni, et vive "le sous pull", même par des journées ensoleillée, le besoin de chaleur rassure. Ambre et Lolo sont musiciens de ce groupe sans prétention, où l'on trouve beaucoup plus que des notes et des mots, mais un maximum de sentiments et d'expressions à s'offrir avec humour.

L’image contient peut-être : 1 personne, sourit, sur scène et guitare

 

                                                                                                                       La mariée, c'est elle !

 

 A 14 heures 58 précises, je me retrouve en face de la mairie de Villeneuve, pantalon noir tout propre, chemise plus blanche que blanc, bandana assorti, la grande classe quoi ! Une dodoche débarque avec nos stars transpirantes sur la banquette arrière. Hourras, bisous, et nous voilà agglutinés dans une salle légèrement plus petite que Bercy ! Heureusement, le maire étant absent, c'est un cantonnier qui a eu le courage d'enfiler l'écharpe bleue blanc rouge. Son improvisation de l'acte fut magnifique, même si il en a oublié la scène des bagues ! - Tout le monde chez l'autre Lolo !Un chef de chantier en herbe a donné le ton. Direction La Grande Paroisse et arrêt dans la pampa avant le village, là où personne n'oserait s'y égarer sans connaitre un riverain. Maison agréable, ambiance sentant bon la musique et l'amitié solide, juste un endroit comme je les aime. La fameuse scène des bagues se joue enfin. Sous le regard protecteur des invités, l'eau salée ruisselle doucettement sur les joues des principaux acteurs du film. Émotions, partages en tous genres, photos truquées, et puis un verre, deux, trois, et plus si affinités. Pour les alcoolos pathologiques que j'essaie de représenter de mon mieux, il reste encore quelques heures à passer ensemble ...

Vers 20 heures, nous voilà en partance pour Montmachoux, sacré port de pêche ! Tels des nomades du cirque Jean Richard, le convoi s'arrime sur les trottoirs. Bien arrivés dans le pays des autruches, les énormes, celles qui vous remplissent un plat de 5O personnes avec un seul œuf ! Ambre et Lolo sont un peu plus détendus; enfin pas si sûrs !

Très bon repas. Félicitations à l'autre Lolo, probablement en famille avec Paul Bocuse, pour régaler les participants de la sorte. Mais, pour ce Laurent là, ses étoiles sont en salle. Femme, enfants, amis(es), tout ce qu'il aime de sa vie en règle avec lui-même. Tout est simple, efficace, et quel plaisir d'avoir revu la petite Véro, et d'être entouré essentiellement de gens sensibles et intéressants ! Du bon vin, des blagues à deux balles, trois parfois, mais du vrai bien être vieilli en chai.

Et puis, la touche finale. Une table raccourcie, des figurants fatigués qui s'éloignent chez eux, et un trio de vieux torpilleurs en vague à l'âme, qui restent pour se faire des souvenirs. Merci à toi mon Bibou que je connais depuis si longtemps et à Robiche, le batteur, que je regrette de ne pas avoir connu plus tôt. J'y voyais de moins en moins, mais je crois que nous avons passé un bon moment tous les trois, pour cette dernière ligne droite. L'ultime demi-heure me fit penser à Coluche sur le pont de l'Alma : - Oh vous savez moi sans mes lunettes ...

Vive les mariés !