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POUR UN SIMPLE SOURIRE

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Mon sourire ? Je pourrais vous l'offrir, comme ça, sans réfléchir ! Je suis sincère. Je suis forte et fragile à la fois. J'aime comprendre les autres pour mieux me comprendre moi même. Dans ma vie, il y a des priorités, des obligations, des larmes, et des bouffées d'air frais, comme dans les vies de toutes et de tous, probablement. Je pense parfois que rien n'est comme je l'avais imaginé, mais même en dehors des rêves laissés derrière moi, suis-je si lointaine, si en marge, si meurtrie par mon vécu ?  Je danse sur les heures comme je flotterais sur l'eau, et je n'attends presque plus rien. Je suis moi, et peut-être que c'est le meilleur rôle que je puisse tenir ajourd'hui. Un simple sourire et tout peut changer. Un passant que l'on croise peut se l'approprier comme un bon moment de sa journée. Un enfant qui doute peut se sentir pousser des ailes. Une personne âgée peut se voir belle à l'intérieur, grâce à mes lèvres qui s'ouvrent comme un croissant de lune. Je baisse la tête par habitude, pour imaginer ce que je décide de ne plus voir. J'aime les rapports humains, mais les humains devraient s'appliquer à me le prouver chaque jour. Je me laisse quelque fois porter vers une sorte d'oubli de moi même, pour ne pas rougir, pour ne pas sombrer, pour rester sur la vague de mon envie d'être là, encore et toujours. Les gens que j'aime sont mes fils conducteurs. Je sais que je les perds de temps à autres, pourtant je les aimerais toujours, sans que rien ne puisse me changer. Demain est un combat que je suis prête à livrer. Je sais ce qu'avenir veut dire, c'est pour ça que je ne m'y projette pas. Les nuits sont comme mon sourire, inévitables et doux. Je ne vends pas ma bonne humeur, parce que je ne sais pas m'en satisfaire. Un simple sourire, c'est déjà beaucoup. Bien sûr, je pourrais être bien plus méchante, mais je ne suis pas piquée par ce gène là. Dans mon sourire justement,  il y a la preuve que je ne mens pas. Je suis forte et fragile à la fois vous dis-je ! Je suis la tempête qui ne se contente pas d'éclater. Derrière mon sourire, il y a la lumière que je tente de vous apporter. C'est difficile d'être comprise. C'est difficile mais c'est beau quand on y arrive. Oui, un simple sourire, c'est tout !

 

AMBRE ET LOLO FOR EVER

A Christophe ...

 

Ce titre pourrait être celui d'une chanson à la con non ?  Cette fois-ci, c'est juste ma façon de narrer le mariage d'Ambre la jolie petite brunette, et Laurent, mon neveu, presque plus beau que moi ... quoi que !  

 

                                                                                                    Le marié c'est lui ! 

 Samedi 19 septembre 2015 : 8 jours après le 14ème anniversaire des avions sans GPS qui se prennent les tours du World Trade Center dans la tronche, ils ont donc décidé d'en finir avec le célibat. Non pas que celui-ci pesait lourd dans leurs âmes d'artistes, mais plutôt pour une sorte de régularisation fonctionnelle, et pour des raisons abjectement bureaucrates. Mais rassurez-vous, accessoirement, ils s'aiment quand même, et beaucoup plus qu'ils ne s'autorisent à le montrer ! Et puis, il y a Lizzie, ce petit bout de chou de 5 ans, charmeuse et secrète. Je vois son père d'ici, chanter - Lizzie, j'suis qu'un fantôme quand tu vas où j'suis pas ... alors ça vaut largement un mariage ... La journée fut bonne, voir excellente, même si j'ai aperçu quelques larmes couler au fil des heures, montrant s'il en était besoin, que l'assemblée était humainement fortement représentée, et que le cœur de certains convives étaient fragiles comme l'élastique d'un calebar, fusse t-il de qualité.

Je ne ferai pas ici l'apologie du mariage, étant mal placé pour en décrire les bienfaits, mais bon, celui-ci m'a rassuré quant à la crédibilité de certains d'entres eux, et aussi sur le plaisir de fêter dans un comité trié sur le volet, une union criante de vérité. 

Le mariage ? Je n'ai jamais pensé à pratiquer la discipline, du coup, par manque d'entrainement, il y a peu de chance pour que j'en fasse l'objectif d'un de mes samedis futurs. Sans doute Est-ce là une façon de me rassurer, puisque vu mon âge avancé, ma séduction s'estompant chaque jour un peu plus, les rigoles se creusant sur mon visage comme des tranchées au bord de la Meuse, et mon cerveau se perdant régulièrement dans les méandres d'une actualité qui me désole, tout ça fait que le projet devient de moins en moins plausible. Et puis, pour s'offrir la réussite d'un mariage, c'est avant toute chose l'affaire d'un jumelage intensif de points communs en tous genres. Connaissant mes qualités et mes défauts, je ne souhaite à personne de se trouver une ressemblance avec moi-même. Ma fibre narcissique étant satisfaite, je vais pouvoir m'occuper sereinement de souhaiter une bonne life à ces perdreaux de l'année d'avant, sans leur porter la poisse, tout en espérant qu'ils ne changeassent point !  

"Le sous pull", c'est le nom d'un groupe de rock que je vous conseille d'écouter, afin de vous faire une idée de la société autrement qu'en regardant TF1 et sa désespérance de milliardaires lisses et poussiéreux à la fois. Certes, vous ne trouverez pas leur CD dans les bacs, à moins qu'un beauf soumis à la crise planétaire, et aux partages communautaires diaboliques, ne s'indigne d'une telle pensée pas unique et le jette dedans par dépit. Que nenni, et vive "le sous pull", même par des journées ensoleillée, le besoin de chaleur rassure. Ambre et Lolo sont musiciens de ce groupe sans prétention, où l'on trouve beaucoup plus que des notes et des mots, mais un maximum de sentiments et d'expressions à s'offrir avec humour.

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                                                                                                                   La mariée, c'est elle !

 A 14 heures 58 précises, je me retrouve en face de la mairie de Villeneuve, pantalon noir tout propre, chemise plus blanche que blanc, bandana assorti, la grande classe quoi ! Une dodoche débarque avec nos stars transpirantes sur la banquette arrière. Hourras, bisous, et nous voilà agglutinés dans une salle légèrement plus petite que Bercy ! Heureusement, le maire étant absent, c'est un cantonnier qui a eu le courage d'enfiler l'écharpe bleue blanc rouge. Son improvisation de l'acte fut magnifique, même si il en a oublié la scène des bagues ! - Tout le monde chez l'autre Lolo !Un chef de chantier en herbe a donné le ton. Direction La Grande Paroisse et arrêt dans la pampa avant le village, là où personne n'oserait s'y égarer sans connaitre un riverain. Maison agréable, ambiance sentant bon la musique et l'amitié solide, juste un endroit comme je les aime. La fameuse scène des bagues se joue enfin. Sous le regard protecteur des invités, l'eau salée ruisselle doucettement sur les joues des principaux acteurs du film. Émotions, partages en tous genres, photos truquées, et puis un verre, deux, trois, et plus si affinités. Pour les alcoolos pathologiques que j'essaie de représenter de mon mieux, il reste encore quelques heures à passer ensemble ...

Vers 20 heures, nous voilà en partance pour Montmachoux, sacré port de pêche ! Tels des nomades du cirque Jean Richard, le convoi s'arrime sur les trottoirs. Bien arrivés dans le pays des autruches, les énormes, celles qui vous remplissent un plat de 5O personnes avec un seul œuf ! Ambre et Lolo sont un peu plus détendus; enfin pas si sûrs !

Très bon repas. Félicitations à l'autre Lolo, probablement en famille avec Paul Bocuse, pour régaler les participants de la sorte. Mais, pour ce Laurent là, ses étoiles sont en salle. Femme, enfants, amis(es), tout ce qu'il aime de sa vie en règle avec lui-même. Tout est simple, efficace, et quel plaisir d'avoir revu la petite Véro, et d'être entouré essentiellement de gens sensibles et intéressants ! Du bon vin, des blagues à deux balles, trois parfois, mais du vrai bien être vieilli en chai.

Et puis, la touche finale. Une table raccourcie, des figurants fatigués qui s'éloignent chez eux, et un trio de vieux torpilleurs en vague à l'âme, qui restent pour se faire des souvenirs. Merci à toi mon Bibou que je connais depuis si longtemps et à Robiche, le batteur, que je regrette de ne pas avoir connu plus tôt. J'y voyais de moins en moins, mais je crois que nous avons passé un bon moment tous les trois, pour cette dernière ligne droite. L'ultime demi-heure me fit penser à Coluche sur le pont de l'Alma : - Oh vous savez moi sans mes lunettes ...

Vive les mariés ! 

GUY CRAZ, LE BON VENT DES ANNEES 80

(Le C.I.F et ses belles années)

 

A la fin des années 70 et durant les eighties, le comité d'Ile de France cycliste ( CIF) connaissait une vraie émulation, avec un grand nombre de licenciés, et aussi une pléthore d'équipe de première catégorie ! Il y avait beaucoup de monde, tellement de rivalités saines qui faisaient progresser les hommes et les structures, le tout à la sauce humaine. J'aurais pu choisir de nombreux coureurs pour rendre hommage à cette époque bénie des dieux, mais j'en ai préféré un, d'abord pour l'avoir côtoyer avec plaisir dans la vie, et ensuite pour ses qualités sportives reconnues de toutes et de tous. En ces temps de vaches grasses, Guy Craz représentait un sacré numéro, souvent noté sur les potences de ses adversaires, dans les pelotons des plus belles épreuves d'un jour courues dans l'hexagone.  

On appelait ça les classiques, aujourd'hui presque toutes disparues. Les Paris-Ezy, Paris-Evreux, Paris-Montargis, Paris-Dreux, Paris-Bagnoles de l'orne, Paris-Connerré, Paris-Auxerre, Paris-Varennes, Paris-Chauny, Le Prix de la Boucherie (circuit de Monthléry), le tour de la vallée du Sausseron, Paris-Orléans, et j'en passe beaucoup d'autres. A présent, si deux ou trois d'entres elles sont toujours inscrites au calendrier, elles ne sont que l'ombre des magnifiques combats de bandes rebelles et organisées pour que les bordures soient un joli balai parfois prémédité. De ces balais d'éventails et de files indiennes fragiles qui s'en suivaient, l'instigateur en était souvent le Guy Craz en question ! Il était né pour ça, pour combattre le vent en prenant les devants. Guy avait le nez pour positiver le sens de la girouette. D'un coup de pédale fluide et efficace, il a contribué à en faire "exploser" des coursiers de toutes sortes. Des faibles, des têtes en l'air, des fragiles, des rêveurs, et puis il a guerroyé chaque week-end face à ceux qui étaient de la même trempe. Les noms d'une liste non exhaustive viennent rapidement à l'esprit. Des attaquants, des preneurs de risques, ou bien des puncheurs tapis dans les roues, il y en avait pour tout le monde ! Les souvenirs du grand Guy sont intacts, et pour lui, les noms défilent dans sa tête, comme si aujourd'hui encore, ces fous de la bordure venaient lui passer un relais en tête d'un éventail fraîchement parti ! La plaine désarmée de maisons ou d'arbres, les changements de direction pour prendre une route à peine plus large qu'un guidon de vélo, les cris de ceux qui se sont fait piéger par une cassure, souvent provoquée par ces funambules machiavéliques.

                                                                

1980. Les classiques étaient nombreuses. Guy CRAZ au départ de l'une d'elle ...

 

Les adeptes de ces classiques et de la "Craz's attitude" se nommaient alors : Michel ZUCARELLI, Gérard AVIEGNE, Claude JOUINOT, Serge PLAUT, Pierre AUBERNON, Armand BONGIBAULT, Jean-François GUIBOREL, Sylvain DESFEUX, Pascal HERLEDAN, les frères GALLOPIN, les frères DE VIDO, Hervé MONTEIL, Alain MAS, Fabien DE VOOGHT, Bernard STOESSEL, Hervé DESRIAC, Roland HAMON, Joël ESPARGILLIERE, Loubé BLAGOJEVIC, Jean-Paul NION, Thierry PELOSO et j'en passe de nombreux autres. Tous ces coureurs appartenaient au comité d'Ile de France, à la saison des grands bals et d'une richesse naturelle à jamais disparue. US CRETEIL, CSM PUTEAUX, CSM PERSAN, AS VARENNES, CM AUBERVILLIERS, PEDALE VELIZIENNE, CM MORANGIS, AS CORBEIL, ASPTT PARIS, ACBB, UC LONGJUMEAU, ANTONY BERNY autant d'équipes de première catégorie dans la région francilienne, on croit rêver ! 

Guy Craz a flirté avec ce bonheur d'appartenir à une telle jouvence de qualité et de quantité à la fois. Lui, fut pour commencer un jeune coureur de talent, puisqu'il s'imposa au premier pas Dunlop (championnat régional junior de l'époque) en 1972, avant d'accélérer sa progression, l'emmenant jusqu'à remporter 12 victoires la même année en 1973, sous les couleurs de la pédale Combs-la-Villaise ! A partir de 1974, sa carrière de haut niveau amateur débuta gentiment sous les couleurs du SC Réveillon. Très vite remarqué pour son goût de l'attaque, par Mickey Wiegant, le sorcier de l'ACBB, qui l'invita à rejoindre son groupe de guerriers, de 75 à 77. Et puis, il trouva l'équilibre sportif en rejoignant Antony Berny Cycliste, sous la coupe de Claude Jacques, un autre monsieur du vélo parisien. De 78 jusqu'à 88, il sera fidèle au club des hauts de seine, sauf en 82 où l'US Créteil lui fit les yeux doux ! Le "grand" s'est envoyé l'air de rien Paris-Connerré 78, Paris-Reims 79, le GP de Pérenchies et le tour du Sausseron devant Stephen Roche (futur vainqueur du Giro et du Tour 87) en 80, le GP de Fourchambault 81 pour les plus importantes ... Ce sont également des places d'honneur à la pelle et la carrière d'un animateur faisant honneur à cette période magnifique pour le cyclisme francilien. Guy Craz a gardé l'œil vif et à 59 ans, a encore l'amour du vélo encré en lui.

Un hommage à ces années où les "parigaux" faisaient peur !

LUDOVIC AUGER - LE REFLET D'UN GEANT
 
 Vainqueur du classement final du Tour de la Manche 2004

 

Si j'avais la possibilité de reprendre ma vie à zéro, il y a deux ou trois choses que je ne changerais pas. Avoir connu Ludovic Auger, est l'une de ces choses ! Le "grand" a toujours été d'un abord simplissime, sympa avec tous, même lorsqu'il aurait pu "s'enflammer", suite à de belles performances sur son deux roues sans moteur. Egal à lui-même, humble chez les humbles, il a toujours su donner le change avec une discrétion que d'autres ont pu imaginer en fierté. Quand certains avaient du mal à "passer entre deux portes", suite à une 14ème place au prix de la casquette en taule de Triffouillis les oies, lui, il ouvrait avec le sourire son carton à souvenirs, en racontant sa chute aux avants postes de Paris-Roubaix 97, dans un élan partagé entre la nostalgie et le savoir vivre ! Pourtant, face à lui, si le miroir renvoyait le reflet d'un géant, c'est probablement sans même qu'il ne le sache ! Il est comme ça "Ludo", pas prétentieux pour deux sous, et c'est pour cette raison que plus de 25 ans après l'avoir "observé" pour la première fois, je reste admiratif de la couleur de son âme et de cette humilité vraie, dont certains feraient bien de s'inspirer. Je ne pense pas me tromper en supposant que chaque personne qu'il a croisée, s'enorgueillit de la même réflexion. Son palmarès n'éclate pas aux yeux des puristes, mais il a fait son travail avec sérieux, même si parfois c'est avec un peu de dépit qu'il comprit quelques incohérences du métier ... A la fin des années 90, quand des boys aux cuisses fortes montaient les cols plus vite qu'une moto, quand les "Gewiss" de Moreno Argentin laissaient des miettes à la concurrence dans les classiques, quand les silences valaient mieux que les racontars, il laissait souffler le vent contraire sans broncher.

                                                                                                      Test vin entre potes... 

 

Aujourd'hui, à 42 ans, quelques années de retraite sportive plus tard, Ludovic Auger est heureux dans les jardins, comme il le fut dans les pelotons. L'affaire familiale qu'il exploite avec sa soeur Myriam, l'oblige à se lever aux aurores, mais comme dans une bordure avec le vent de trois-quarts face, il relève le défi sans sourciller. Penché sur ses salades, comme sur son vélo jadis pour tirer des bouts droits en faveur de ses coéquipiers, il vit sa vie dans un anonymat d'où seul le cyclisme a tenté de le sortir, certainement contre son gré. Il doit prendre de nouvelles marques dans la maison qu'il fait construire non loin de Joigny, là où il est né le 17 février 1971. Hormis son talent de sportif, un souvenir me revient chaque fois que je pense à lui, sous la forme d'une dégustation de vin autour d'une tablée d'amis (photo ci-dessus). Un vin bien précis dont je tairais le nom, il s'en souviendra forcément, ce vin nous a fait rire toute la soirée, de part son nom savamment choisi par le chef des lieux ...que je salue en cette occasion ! Un groupe d'amis, toujours les mêmes, c'est aussi ça Ludovic Auger ! Le plaisir de partager des bons moments, avec ses potes, sans chercher une autre route que la sienne, blaguer, rire et vivre simplement. Quand il débuta dans le sport cycliste dans les catégories de jeunes, il en imposait sous les couleurs de Joigny et de Migennes qui se sont associés par la suite avant de disparaître. De nombreuses victoires à son tableau de chasse qui l'amenèrent à rejoindre le monde élite amateur sous les couleurs jaunes et bleues de l'ASPTT Paris. Encore des succès, comme le Prix des flandres françaises et Troyes-Dijon pour les plus belles. Les rangs des pros en 1994 au sein d'une toute nouvelle équipe de l'époque, Aubervilliers 93 ! Pendant 11 ans, il en sera le pilier, l'équipier, le capitaine, l'homme à tout faire, l'écho positif du directeur sportif Stéphane Javalet. Ludo effectuera ses trois dernières années à la française des jeux, qu'il aurait certainement dû rejoindre plus tôt ...Pour ceux qui ne se souviennent pas et ceux qui n'ont pas pris le temps de regarder autre chose que leur nombril, Ludovic Auger a effectué 14 saisons chez les professionnels ! 

                            S'il a essentiellement travaillé comme un soutien aux "fragilités" de ses petits camarades, quand l'occasion s'est présentée, il ne l'a pas laissé passer ! 1997- Vainqueur de la 6ème étape du prix "Solidarnosc" en Pologne (2ème du classement général), 2ème d'A travers la Belgique, 3ème de Cholet-Pays de loire 1998- Vainqueur du prix Samyn (semi classique belge) 1999- 3ème du Tro bro Léon 2000- Vainqueur du Tour de Normandie 2002- 3ème du Tour de la Somme 2004- Vainqueur du Tour de la manche (vainqueur également de la 2ème étape) 2005- 2ème du Tour de Picardie, 4ème de la Classic Haribo.

 

En prenant soin de ses amis, il a fait une carrière digne et respectable. 14 saisons et seulement 2 équipes, c'est dire à  quel point il fut estimé par son entourage. Aujourd'hui, il suit le milieu cycliste de loin, mais de temps à autre, il va parfois regarder une course régionale près de chez lui.

Il a fait un trait sur son passé de sportif, même si les souvenirs reviennent de temps en temps, c'est humain, un gros morceau de vie ce n'est pas rien !                               

                   Un jour d'avril 1997, il avait pris l'échappée matinale du Paris-Roubaix. Ce jour là, il a fait frissonner ses amis, et peut-être que ce fut le tournant de sa carrière. Une fourche qui s'effondre sous lui dans un virage à moins de trente kilomètres de l'arrivée ... La fin d'un rêve accessible, ruiné par la main de dieu qui lui refusa ce cadeau extraordinaire. J'y croyais, nos amis y croyaient, lui aussi surement. Il a digéré cette injustice avec classe, comme il le fait avec toutes les choses de la vie. 

                       Puisque les journalistes se font plaisir en ressortant des affaires de dopage datant de quinze ans, je me suis permis de dépoussiérer la carrière d'un homme qui a lutté avec ses armes, dans une période difficile.

Au hasard d'une soirée sympa, nous reparlerons peut-être de ce vin imposteur déclenchant la bonne humeur d'un regroupement de bons vivants. Ce soir là, comme d'habitude, les rires noieront le reste.

LES FLEURS DE JOCE

 

Joce Lemperrière a de la mémoire. L'an dernier, alors que sa forme de début de saison était excellente, il avait terminé deux fois deuxième à Joinville et Onjon, en terre champenoise. Ensuite, de problèmes physiques en chutes répétitives, il a du se plier à la dure réalité liée à un climat de malchance. La saison s'est achevée sans qu'il puisse jamais travailler trois semaines d'affilée !!! 

Donc, pas de bouquet pour la jolie Pauline, sa petite amie. En 2013, il est parti faire une "pige" en Martinique, avec quelques potes. Pour "l'occas", il a emmené avec lui, Jéjé Grévin, Fred Lordier, et Cédric Chartier entres autres. C'est dans une ambiance d'amitié que la saison de Joce a débuté en fanfare ! Vainqueur le samedi 26 janvier à Trois ilets, il a récidivé le samedi 2 février à Sainte Luce, en devançant Grégorz Kwiatkowski au sommet de la côte de l'Epinay, faisant de ses premiers dossards, des chiffres dorés.

 A trois Ilets, le bleu du nord sur ses épaules, juste pour le coup. Joce Lemperrière qui s'impose seul, est bien au SCO Dijon.

Le 17 février, il sera au départ de la manche DN1 à Marseille, pour le souvenir Jean Masse. Bien entendu, la chaleur de la Martinique sera quelque peu atténuée, bien entendu, le décalage horaire de cinq heures est un risque de manque de récupération, mais pour lui et son club, le SCO Dijon, pas question de rater ce rendez-vous !

 

Le travail accompli cet hiver restera quoiqu'il arrive, un atout pour les semaines à venir, puisque les connaisseurs savent bien que c'est dans les frimas que l'on construit les bonnes sensations de l'été. 

Joce Lemperrière espère beaucoup de cette saison 2013. A bientôt 25 ans, le gosse de Marcoussis aime son sport au point de s'en délecter les jours de victoires ... un peu plus que les autres jours ! 

Il veut réussir un coup cette saison, sur une belle épreuve, pour lui bien sûr, mais aussi pour son club dans lequel il se sent comme un poisson dans l'eau.

 Romain Mary, Denis Repérant et Sébastien Grédy, ses directeurs sportifs, peuvent être certains qu'il fera le maximum.

 

Deuxième succès en haut de Ste Luce, au sprint cette fois, devant le polonais Grégorz Kwiatkowski ! 






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