MICHAEL SABOURIN EN TOUTE SIMPLICITE
06/03/2018
ANNE-LYSE, GREG'S BLUES
30/11/2017
POUR L'AMOUR DU SPORT
03/11/2017
AMBRE ET LOLO FOR EVER
14/12/2015


MICHAEL SABOURIN EN TOUTE SIMPLICITE

- Non, je ne me vois pas comme un artiste !

L'impression personnelle que peut avoir un homme sur lui-même, et la vision que l'on peut en avoir vu de l'extérieur, sont bien souvent différentes. Michael Sabourin est un amoureux des voitures anciennes (celles d'avant 1960). Il est également un peintre reproduisant magnifiquement ses ressentis visuels ou profonds. Ses portraits de coursiers notamment. Ils font fureur auprès de ses collègues du vélo, et ils accompagnent son plaisir de faire plaisir autant que celui de colorer la toile. Pour moi, il a donc tout d'un artiste, même s'il n'en est pas vraiment convaincu, ne se satisfaisant probablement pas du sens étymologique du terme. Il possède des voitures qui font rêver. Dans son grand et nouveau garage, il y a de la citrine trèfle de 1923, de la 2cv 1957, en passant par la merveilleuse traction que tout le monde lui envie. A 41 ans aujourd'hui, (il est né le 6 mars 1977 à Montereau), il pratique toujours le cyclisme en 3ème catégorie, et il aime ça. Mais il sait joindre l'utile et l'agréable : - lorsque je vais courir en campagne, dans des coins reculés, je jette toujours un œil dans les granges environnantes. Et parfois je me dis en scrutant l'une d'entre elles : ça sent la voiture ancienne ! 

 Michael est sapeur-pompier de Paris. Il est militaire et réside à la caserne de La Courneuve dans le 93. Sergent-Chef ! "Chef" comme on dit avec humour dans la 7ème compagnie de Chaudard alias Mondy, dans un film d'anthologie de la fin du 20ème siècle. Il est toujours célibataire, et plutôt occupé. Sapeur-pompier, c'est un sacerdoce. : - J'ai un beau métier. Il m'a appris la rigueur, le dévouement et la modestie. L'esprit d'équipe lors des interventions est très fort. Notre devise : "Sauver ou périr" résume la volonté de notre corporation. La moyenne d'âge est de 25 ans, alors par la force des choses, je reste jeune dans ma tête.

Sa tête ? Il la garde sur les épaules en toutes circonstances. Ses parents lui ont inculqué des valeurs saines : - Rester humble et honnête. Etre heureux de ce que l'on a gagné dignement. Pas de frime. Pas d'exubérance. Pas de prétentions. Voilà ce que mes parents m'ont offert en guise d'éducation ! Et puis il y a ma petite sœur. Elle m'a toujours suivi pour le vélo et a toujours une petite phrase pour me remettre en question. A ma question justement, que penses-tu faire dans dix ans ? Sa réponse est l'empreinte de la sérénité : - Toujours pompier peut-être, mais pas sûr. J'ai beaucoup de projets en magasin. Un retour aux sources comme paysagiste ? Pourquoi pas ! Un projet d'aide à la personne ? Pourquoi pas ! Serai-je encore sur le vélo, ou bien pas très loin dans une voiture suiveuse ? Pourquoi pas ! Ou  tout simplement pompier sur les courses cyclistes ? Pourquoi pas !

Il n'évoque pas le côté peintre de son personnage attachant, mais je suis persuadé que ce morceau-là de son imagination est tout de même bien présent dans son esprit. Il m'en touche un mot quand même,  notamment pour exprimer son admiration pour Hugo Hofstetter et Jérémy Maison, deux coureurs professionnels qu'il a reproduits de belle façon, sur deux toiles colorées et très artistiques.

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 Mika et sa peinture … avec humour !

 

Pour Michael Sabourin, bien évidemment, le cyclisme reste un pan de mur important dans la maison de son équilibre. Il en parle avec délectation, et avec un certain recul. Probablement le recul de l'homme tranquille et serein. Il n'est pourtant pas toujours d'accord avec ce milieu cycliste, qui à son goût ne respecte pas toujours ses coureurs : - parfois j'ai le sentiment que les commissaires nous manquent de considération. On se fait engueuler !  Mika déplore également que les filles soient mal représentées : - J'aimerais bien que le cyclisme féminin soit plus à l'honneur. Je n'aimerais pas être une fille et avoir envie de faire du vélo ... Toujours une pensée pour les autres ! - Chez les pros, j'admire les jeunes talents qui redonnent un souffle nouveau au cyclisme. Chez nous dans les catégories régionales, je ne comprends pas ceux qui freinent dès le mois de mars pour ne pas marquer de points ! Le vélo est une grande famille. J'ai trouvé chez Peltrax une envie nouvelle de faire de la compétition. Des règles, une éthique. Une équipe. Un encadrement. Je me fais plaisir. Quand je le peux j'aide les jeunes, même si je ne suis pas contre faire un résultat moi-même ...

Michael Sabourin est un mec bien comme on dit. Son côté "artiste", le mot qu'il n'aime pas entendre lorsque l'on parle de lui, c'est pourtant celui pour lequel il m'a donné envie d'écrire ce petit article. Peindre, reproduire de belles choses, parfois avec humour, je trouve que ça lui va bien. Le cyclisme est pour lui un bel outil de partage. Le partage et la reconnaissance, c'est justement ce dont il a besoin. Lui-même est un grand spécialiste, puisque chez les pompiers, c'est avant tout l'aide à la détresse de l'autre qui prime.

Faire une bonne saison cycliste, de belles peintures, être fier d'être pompier, et trouver de nouvelles vieilles bagnoles au fin fond des patelins, c'est tout ce que l'on peut lui souhaiter. Le vélo, c'est une belle idée pour s'offrir une bouffée d'oxygène. Le reste suivra.

ANNE-LYSE, GREG'S BLUES

Regarder la vie en face, sous tous ses angles. Il reste la vérité, la vraie ! L'uniformité des pensées n'existe pas, n'existe plus. Anne-Lyse Somogyi en est une preuve. Somogyi ? Oui, comme Greg son mari, son amour, son presque tout. Elle l'a perdu il y a six mois, lors d'un accident de la route. Depuis, Anne-Lyse et leur petite Lucie vivent ... malgré le vide que l'inévitable souvenir de Greg essaie de remplir. Se reconstruire après un cataclysme, c'est le plus dur des challenges. C'est celui d'une jeune femme admirable. Son joli minois est un reflet positif de ce que doit être l'être humain. A 33 ans, l'âge ou le jour doit encore faire de l'ombre à la nuit, elle se bat pour trouver la lumière. Elle se bat pour leur enfant, pour lui, mais elle espère parvenir à se battre un jour pour elle-même. Pour le moment, elle est en plein Greg'S blues.

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 Anne-Lyse, pour la mémoire de Greg. Avec son ami Steph Leboulanger. 

 

 - La vie continue ! C'est le cliché habituel et répété par tous ceux qui croient bien faire en la croisant au hasard de cette existence. Une existence au potentiel énorme, mais bien souvent si déroutante. Elle n'a pas besoin de la suffisance des autres, ni même de leurs compassions, mais elle souhaite la proximité de ses plus chers amis, et simplement beaucoup de temps pour atténuer ses peurs du vide. - Je me sens parfois au bord d'un précipice !  Elle, l'hôtesse de l'air, en a marre de partir loin de sa Lucie. De toute façon, elle ne peut plus y aller. En arrêt-maladie depuis deux mois, c'est bien compréhensible. Elle a un grand besoin de changer de vie, comme elle l'avait prévu avec son mari bien avant le drame. Deux à quatre fois par semaine elle se fait une bonne heure de sport, parce qu'elle en a besoin. - Si seulement ça pouvait être tous les jours. L'envie de me faire mal me fait du bien ! Pour son équilibre, pour se vider la tête, même un tout petit peu. Mais elle ne laisse jamais Lucie bien longtemps. Elle la confie à une assistante maternelle ou à sa maman parfois, pour garder le lien. Elle a du mal à abandonner ce petit bout de chou trop souvent derrière elle. Cette môme représente le miroir de Greg. Elle est tout. L'amour, le sang, le cœur qui bat plus fort. 

Anne-Lyse a remporté le duathlon de Souppes en compagnie de son ami Stéphane Le boulanger le 1er novembre dernier. Elle a cette force d'aller au bout d'elle-même. - Je veux retrouver mon niveau précédent, pour Greg. J'ai envie de hurler que je l'aime. J'ai souvent l'impression que sans lui je n'ai plus de demain. Je sais pourtant qu'il faut que je fasse grandir notre fille. Hôtesse ? Je crois que c'est fini pour moi. J'ai envie de serrer Lucie chaque soir dans mes bras. Où est-il ? Au bout du monde ? Sur la lune ? Si je pouvais je le rejoindrais n'importe où. Au-delà de mes espoirs. Au-delà de tout. Je ferai le voyage immédiatement. La lune ? Pourquoi pas ! Je dois gérer un quotidien maltraité. J'aimerais pouvoir aider les gens qui vivent ce que je vis. Je reste connectée dans le monde des vivants ... Avec ses petites phrases au couteau, Anne-Lyse nous fait ressentir sa douleur. Sa force vient juste après sa fragilité. - Je veux que Lucie vive des choses extraordinaires, comme elle en aurait vécues avec son papa ! Ecorchée vive et tendre maman à la fois, c'est sans doute la suite que doit envisager Anne-Lyse Somogyi à présent. Elle a une telle volonté. Elle veut aller au bout du bout comme dans le sport. Le Greg'S blues est là, et les mots la libèrent à défaut de la guérir : - L'hiver me torture. Je me sens seule. Il devrait être là, comme ça il n'y aurait plus d'hommage, plus de pèlerinage, plus d'écorchures, plus de fêlures. Je tâtonne. J'avance en reculant ... Il était presque tout pour moi !

Difficile de résister à ce cri du cœur. Difficile de ne pas vouloir la soutenir dans sa démarche de sportive pleine de ressources. Un jour, espérons-le, cette femme intense trouvera la paix en elle. Une nouvelle route. Pour transformer le Greg'S blues en un souvenir moins terrifiant. 

POUR L'AMOUR DU SPORT

Il y a de belles histoires d’amour, même si la chanson des « Rita mitsouko », sortie de la voix aiguë et originale de Catherine Ringer, dit qu’elles finissent mal … en général. L’amour du sport lui, il est souvent le secret d’un partage entre amis, entre adversaires, entre compétiteurs. Quand cet amour là est allié à celui du cœur, c’est encore plus beau bien sûr. Cédric Moureaux, coureur cycliste à la persévérante de Pont sur Yonne, et Fanny son épouse, ont décidé de lier leur plaisir d’être ensemble, à celui de la sueur et de l’effort.

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Cédric Moureaux 

Ce mercredi 1er novembre 2017, ils ont pris la 4ème place du désormais classique duathlon de Souppes sur loing, dans la catégorie mixte, celle où ils excellent. Coup de chapeau en passant, à Pascal Bénard et son équipe pour cette organisation qui perdure. *Mention spéciale à Anne-Lyse Somogyi, une compétitrice pas comme les autres.

Si Cédric participe à des courses cyclistes l’été, il n’hésite pas en parallèle à accompagner sa belle dans des compétitions diverses, à pieds, à vélo, mais de toutes les saisons. Pour le fun, comme on dit parfois. Pour cela, il faut bien s’entraîner un peu, même si le résultat n’est pas l’objectif premier des deux tourtereaux. Pour Cédric, pas questions de s’imposer des plans drastiques, mais il s’agit plutôt d’essayer de faire comme il peut, en fonction de ses obligations professionnelles. Pour Fanny, c’est exactement pareil !

Cédric en est bien conscient : -  Fanny bosse la nuit. Elle effectue deux sorties course à pieds par semaine et moi je fais du vélo seul ou avec elle entre les heures de boulot.

Le silence d’une forêt ou d’une route déserte soulagés par le bruit des foulées, ou celui des roues dans le vent, c’est un vrai bonheur de sportif.

Cédric ajoute : - Passer des moments ensemble à aller au bout de nous-mêmes, c’est un plaisir incomparable !

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 Fanny Moureaux. 

 

Formateur dans la police du lundi au vendredi, Il a le sang du sport qui coule dans ses veines. Fanny a eu un petit bout de chou qui a aujourd’hui 4 ans, alors avec les deux « grands » issus du premier mariage de Cédric, il faut parfois jongler pour trouver le temps de souffler … afin de courir ou pédaler quand même.

Fanny elle, n’a pas que le sport pour l’emmener danser avec les étoiles. Shakira, les gâteaux, et sa collection de chaussures, sont autant de plaisir à déguster. La collection ? C’est du lourd parait-il ! Elle est belle et coquette, alors en course, tous les coureurs hésitent longuement avant de la doubler … LOL.

Il y a peu de temps qu’elle a découvert le sport sous cette forme là. La forme du plaisir sans compter. La forme de se fondre dans une ambiance festive, mais aussi le bonheur d’un rassemblement familial en se faisant « swinger » les endorphines. 

Cédric aime les gens qui vont au bout de leurs rêves. La miss jogging, elle, s’est mise au diapason, et pour lui, elle irait courir jusqu’au bout du monde.

Ils aiment se lancer des défis, sans se prendre la tête, la trentaine bien tassée les rend plus sereins.

Le cycliste pontois est en admiration devant sa femme. Il trouve qu’elle a beaucoup de courage et d’abnégation dans ce qu’elle fait : - Elle me permet de vivre ma passion à ses côtés. En plus, elle sait passer des baskets aux talons plutôt facilement. Donc je suis fan de Fanny !

Pour elle, c’est une découverte de pouvoir faire du sport en gardant un lien familial :

- C’est ma petite tribu. Nous nous retrouvons sur chaque course. C’est le top du top !

Entre un cycliste qui fut un junior prometteur à la fin des années 90, et une reine de la foulée de charme, il y a un vrai échange, une connexion inimitable.

Partager des choses que l’on aime, c’est sans doute le secret pour donner tort à Catherine Ringer.

 *La victoire dans la catégorie mixte est revenue à la merveilleuse Anne-Lyse Somogyi, terriblement touchée par le décès de Greg son mari, il y a seulement quelques semaines de ça. Quel magnifique hommage elle lui a rendu, en triomphant avec sa rage de vivre, en duo avec notre ami Steph Leboulanger !!!

 

AMBRE ET LOLO FOR EVER

A Christophe ...

 

Ce titre pourrait être celui d'une chanson à la con non ?  Cette fois-ci, c'est juste ma façon de narrer le mariage d'Ambre la jolie petite brunette, et Laurent, mon neveu, presque plus beau que moi ... quoi que !  

 

                                                                                                                              Le marié c'est lui ! 

 Samedi 19 septembre 2015 : 8 jours après le 14ème anniversaire des avions sans GPS qui se prennent les tours du World Trade Center dans la tronche, ils ont donc décidé d'en finir avec le célibat. Non pas que celui-ci pesait lourd dans leurs âmes d'artistes, mais plutôt pour une sorte de régularisation fonctionnelle, et pour des raisons abjectement bureaucrates. Mais rassurez-vous, accessoirement, ils s'aiment quand même, et beaucoup plus qu'ils ne s'autorisent à le montrer ! Et puis, il y a Lizzie, ce petit bout de chou de 5 ans, charmeuse et secrète. Je vois son père d'ici, chanter - Lizzie, j'suis qu'un fantôme quand tu vas où j'suis pas ... alors ça vaut largement un mariage ... La journée fut bonne, voir excellente, même si j'ai aperçu quelques larmes couler au fil des heures, montrant s'il en était besoin, que l'assemblée était humainement fortement représentée, et que le cœur de certains convives étaient fragiles comme l'élastique d'un calebar, fusse t-il de qualité.

Je ne ferai pas ici l'apologie du mariage, étant mal placé pour en décrire les bienfaits, mais bon, celui-ci m'a rassuré quant à la crédibilité de certains d'entres eux, et aussi sur le plaisir de fêter dans un comité trié sur le volet, une union criante de vérité. 

Le mariage ? Je n'ai jamais pensé à pratiquer la discipline, du coup, par manque d'entrainement, il y a peu de chance pour que j'en fasse l'objectif d'un de mes samedis futurs. Sans doute Est-ce là une façon de me rassurer, puisque vu mon âge avancé, ma séduction s'estompant chaque jour un peu plus, les rigoles se creusant sur mon visage comme des tranchées au bord de la Meuse, et mon cerveau se perdant régulièrement dans les méandres d'une actualité qui me désole, tout ça fait que le projet devient de moins en moins plausible. Et puis, pour s'offrir la réussite d'un mariage, c'est avant toute chose l'affaire d'un jumelage intensif de points communs en tous genres. Connaissant mes qualités et mes défauts, je ne souhaite à personne de se trouver une ressemblance avec moi-même. Ma fibre narcissique étant satisfaite, je vais pouvoir m'occuper sereinement de souhaiter une bonne life à ces perdreaux de l'année d'avant, sans leur porter la poisse, tout en espérant qu'ils ne changeassent point !  

"Le sous pull", c'est le nom d'un groupe de rock que je vous conseille d'écouter, afin de vous faire une idée de la société autrement qu'en regardant TF1 et sa désespérance de milliardaires lisses et poussiéreux à la fois. Certes, vous ne trouverez pas leur CD dans les bacs, à moins qu'un beauf soumis à la crise planétaire, et aux partages communautaires diaboliques, ne s'indigne d'une telle pensée pas unique et le jette dedans par dépit. Que nenni, et vive "le sous pull", même par des journées ensoleillée, le besoin de chaleur rassure. Ambre et Lolo sont musiciens de ce groupe sans prétention, où l'on trouve beaucoup plus que des notes et des mots, mais un maximum de sentiments et d'expressions à s'offrir.

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                                                        La mariée, c'est elle !

 

A 14 heures 58 précises, je me retrouve en face de la mairie de Villeneuve, pantalon noir tout propre, chemise plus blanche que blanc, bandana assorti, la grande classe quoi ! Une dodoche débarque avec nos stars transpirantes sur la banquette arrière. Hourras, bisous, et nous voilà agglutinés dans une salle légèrement plus petite que Bercy ! Heureusement, le maire étant absent, c'est un cantonnier qui a eu le courage d'enfiler l'écharpe bleue blanc rouge. Son improvisation de l'acte fut magnifique, même si il en a oublié la scène des bagues ! - Tout le monde chez l'autre Lolo !Un chef de chantier en herbe a donné le ton. Direction La Grande Paroisse et arrêt dans la pampa avant le village, là où personne n'oserait s'y égarer sans connaitre un riverain. Maison agréable, ambiance sentant bon la musique et l'amitié solide, juste un endroit comme je les aime. La fameuse scène des bagues se joue enfin. Sous le regard protecteur des invités, l'eau salée ruisselle doucettement sur les joues des principaux acteurs du film. Émotions, partages en tous genres, photos truquées, et puis un verre, deux, trois, et plus si affinités. Pour les alcoolos pathologiques que j'essaie de représenter de mon mieux, il reste encore quelques heures à passer ensemble ...

Vers 20 heures, nous voilà en partance pour Montmachoux, sacré port de pêche ! Tels des nomades du cirque Jean Richard, le convoi s'arrime sur les trottoirs. Bien arrivés dans le pays des autruches, les énormes, celles qui vous remplissent un plat de 5O personnes avec un seul œuf ! Ambre et Lolo sont un peu plus détendus; enfin pas si sûrs !

Très bon repas. Félicitations à l'autre Lolo, probablement en famille avec Paul Bocuse, pour régaler les participants de la sorte. Mais, pour ce Laurent là, ses étoiles sont en salle. Femme, enfants, amis(es), tout ce qu'il aime de sa vie en règle avec lui-même. Tout est simple, efficace, et quel plaisir d'avoir revu la petite Véro, et d'être entouré essentiellement de gens sensibles et intéressants ! Du bon vin, des blagues à deux balles, trois parfois, mais du vrai bien être vieilli en chai.

Et puis, la touche finale. Une table raccourcie, des figurants fatigués qui s'éloignent chez eux, et un trio de vieux torpilleurs en vague à l'âme, qui restent pour se faire des souvenirs. Merci à toi mon Bibou que je connais depuis si longtemps et à Robiche, le batteur, que je regrette de ne pas avoir connu plus tôt. J'y voyais de moins en moins, mais je crois que nous avons passé un bon moment tous les trois, pour cette dernière ligne droite. L'ultime demi-heure me fit penser à Coluche sur le pont de l'Alma : - Oh vous savez moi sans mes lunettes ...

Vive les mariés !