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ALNA BURATO UNE BELLE IMAGE DU VELO

 

A 31 ans, la vie d'Alna Burato est celle d'une sportive méritante, mais aussi celle d'une jeune femme attendrissante, lorsqu'elle tente d'expliquer son cas de française au nom magnifiquement italien. Burato ? - Je suis d'origine italienne du côté de mon père, mais je ne sais pas pourquoi je m'appelle Alna ! Un humour à peine caché derrière ce paravent touchant, et sans doute obligé de par sa naissance à Viriat, dans l'ain, un jour d'hiver 1985 ! Parfois, il vaut mieux ne retenir que le principal. Alna est donc une jolie française ne se posant pas trop de questions ! Une fonceuse aimant aller au bout de ses entreprises avec humilité et talent.

 

Alna BURATO - AUBER 93

Après s'être lancé dans le cyclisme assez tôt, et après avoir fréquenté plusieurs clubs dont elle garde un excellent souvenir dans sa région de petite fille (VC Ambarrois, Annecy, Vaujany et St Julien genevois), elle part en champagne, où elle offre ses services à l'UVCA Troyes, puis à Bazancourt, avant de rejoindre Auber 93 depuis deux saisons ! Malgré son arrivée dans le club francilien, Alna réside toujours à Ay-Champagne dans la marne, là même ou une certaine Pauline Ferrand-Prévot a sévi pendant quelques saisons cyclistes. Pour Alna Burato, il ne s'agit pas d'être une championne et puis ne pas se préoccuper du reste... : - J'ai bossé longtemps comme mécano chez décathlon ou dans un magasin de cycles ! A présent, je me plais dans mon métier de professeur documentaliste. Alna est plutôt solitaire de nature. Malgré cela, elle apprécie la vie de groupes, nécessaire à créer une dynamique dans une équipe. Elle est sympa Burato ! C'est une impatiente un peu taquine : - Je veux tout trop vite, ça peut me pourrir la vie et pourrir la vie des autres aussi ! Mais elle a toujours le souci du partage : - On apprend beaucoup des autres. J'aime énormément aider et donner des conseils. D'ailleurs, aujourd'hui, elle est comme une capitaine de route pour ses jeunes coéquipières. Elle fut championne de France espoir du contre la montre en 2005, ce n'est pas rien, d'autant qu'elle ira cueillir la médaille de bronze l'année suivante ! Souvent appelée en équipe de France. Une carrière bien remplie. Perturbée pendant longtemps par une hyperthyroïdie qui a failli l'obliger à vivre sans ce cyclisme qu'elle aime tant. Mais son foutu caractère lui a permis de retrouver sa place. Quand beaucoup lui donnait peu de chance de revenir à un bon niveau, à la force d'elle-même, elle a réapparu comme une étoile indestructible. Alna Burato n'a pas envie de s'arrêter tout de suite. Elle a déjà entrevue le pire.

Un travail qui lui prend une partie son temps d'entrainement, mais une envie intacte de se battre pour exister en tête de peloton : - Je voudrais encore briller sur les coupe de France ! (Elle fait 10 dimanche au tour de haut-Saintonge). Elle se régale de lecture, d'expos, de musées, de cinéma et autres concerts. Il y a probablement un petit côté artiste enfoui de l'autre côté du joli minois qui accompagne son regard expressif. En tous cas, elle en a la sensibilité à fleur de peau. Elle souffre du décès récent de son grand père, évidemment. Et puis il y a la catégorie inoubliable. Des instants qui marquent une vie : -Je n'oublierai jamais l'émotion de ma maman quand je lui ai téléphoné pour lui annoncer mon titre de championne de France ! Ou encore cette lumière qui s'allume de toutes les couleurs, quand je lui demande son plus beau souvenir : - Mon CAPES Documentations, le plus beau jour de ma vie ! Alna Burato, est une vraie femme du 21ème siècle. Un caractère bien trempé. Une attitude quasi secrète au service d'un grand cœur que sa pudeur lui interdit de montrer au grand jour. Pour Alna, la vie est toujours belle. Alors, je lui pose la question qui tue : Comment t'imagines-tu dans 20 ans ?  

La réponse est en accord avec sa fine façon de voir la vie : 

-51 ans ? donc toujours au boulot ! Je me vois faire du sport en mode loisirs, et puis voyager, voyager, voyager ...

 

LE GRAAL DE JEROME GREVIN

Le 20 novembre 2016 sera une date inscrite en lettres d'or sur le calendrier des bons souvenirs du "jeune master" Jérome Grévin ... Un titre de champion de France de cyclo cross, un an après être passé tout près, ça s'arrose ! En ce début d'hiver annoncé, le "graal", c'est pour notre jéjé national ! Il n'est pas un perdreau de l'année bien sûr, sinon il ne se produirait pas dans cette catégorie, mais il est toujours aussi motivé sur route, comme sur les chemins de traverses. Il a en lui cette fibre miracle qui quoi qu'il arrive, fera du cyclisme une de ses priorités. Même si aujourd'hui, à 41 ans, il aimerait bien voir plus souvent son fiston et sa compagne. - Le vélo prend beaucoup de temps, au détriment de la vie de famille ! Je pense bientôt arrêter la compet, pour leur rendre ce qu'ils m'ont donné, mais je continuerai toujours à rouler pour le plaisir ! Jéjé est un mec entier, capable de faire beaucoup d'efforts pour aller chercher ce qu'il désire, mais il sait bien que ses souvenirs, comme ceux de ses copains, sont une véritable aubaine pour le plaisir de vivre. Il en a passé du temps sur son vélo, même si il a commencé bien plus tard que la plupart de ses potes. Il jouait au foot, là-haut, dans le nord, son ch'nord qu'il aime tant. Il se rappelle qu'après une blessure, il s'est retrouvé presque par hasard à se "balader" à vélo. Il a fait de belles rencontres, le soir, avec son engin d'acier. Les frangins Lefèvre, des talents du coin, qui ont oeuvrés ensuite chez les pros. Laurent fut même un grand espoir de ce sport pendant quelques années. Alors, quand on a la chance d'avoir de tels compagnons de route, on a aussi l'opportunité de se lancer dans une histoire inattendue. Une histoire comme on peut les envisager un jour de rêve, un jour de soleil, un jour de requête inespérée. Le talentueux Laurent Lefèvre de Festina, prêtant un vélo à Jérôme Grévin, et c'est le lâcheur obligé du pré vert et du ballon rond qui prend la poudre d'escampette vers le cyclisme. Il signe à Solesme, un petit club local, puisque personne d'autre ne voulait lui offrir un maillot ! Il n'attirait pas les "teams" locaux en débutant à 27 ans ! Il s'en va même courir un peu en Belgique, la belle école

A 27 ans donc, il fait ses débuts FFC. Ils furent assez probants. S'entremêlent alors des contrastes permanents. De nombreuses et prometteuses places d'honneur, et puis, une année sabbatique en 2005 pour préparer son futur poste de surveillant pénitencier. Le retour inoubliable en 3ème caté, avec 6 victoires et 17 podiums au compteur ! Un titre de champion de France du ministère de la justice à la clé, en Lot et Garonne ! Le tournant ? Une mutation à Fleury-Mérogis, ce qui lui permet d'intégrer l'AS Corbeil-Essonnes sous les conseils du nordiste Jean-Marie Leblanc, un voisin starisé par le Tour ! Bien lui en pris. Il va y passer ses meilleures années de coureur de niveau national, sous l'égide du très compétent Michel Subileau. - Je n'oublierai jamais les trois formidables saisons passées avec Michel. J'étais un novice, un ignorant de toute tactique, il m'a beaucoup appris. C'était une famille à Corbeil. Et puis beaucoup de respect à notre mécano Jacky, parti beaucoup trop tôt ! Je me souviens surtout des victoires par équipes, c'était génial de vivre ça tous ensemble.  Le challenge du CIF, c'est inoubliable ...les partages d"amitiés et d'efforts, c'était ça Corbeil ... de grands moments ! Jérôme GREVIN a fréquenté aussi l'UVCA Troyes, l'OCVO, le Team Bonnat, et Raismes-Petite forêt, chez les ch'tis dont il sera toujours fier. - Chaque club a fait son job. Je ne regrette rien, je respecte tous ceux que j'ai pu croiser sur ma route

 

! 

Jérome GREVIN, entouré de Jérémy HOLVOET et Laurent JOIN 

L"ancien môme des briques rouges et des maisons alignées, porte aujourd'hui les couleurs bleues ciel du Groupe PELTRAX-CS-Dammarie les Lys. Une équipe sérieuse, à la longévité évocatrice, qui a perdu depuis peu son généreux créateur. MONSIEUR ARNAUD, grand et respectable donateur, faiseur de bien pour le cyclisme. Son fils a repris le flambeau et c'est bien ainsi. JéJé vient donc de leur apporter un titre de champion de France puis d’île de France le 4 décembre dernier, du côté de la Ferté Gaucher dans le 77 (Photo du podium ci-dessus) - Je suis au Team Peltrax depuis 2014, je m'y sens très bien ! Les protégés de José Gouère ont le vent en poupe depuis quelques temps. L'ambiance est bonne, et cela influe probablement sur les résultats. Jérôme GREVIN a également une âme de globe trotter. Il a pas mal traîner sur les îles de Martinique, Guyane et Guadeloupe, où là aussi il a fait de belles rencontres et obtenu de très bons résultats. - Mes victoires en Martinique resteront des souvenirs merveilleux ! Et puis les gens là bas, sont toujours près à rendre service. Ils sont supers ! Je pense particulièrement à Fred. Les Antilles furent un vrai nouvel élan dans ma passion. Je remercie ces gens pour tout ça !

En résumant, Jéjé est plutôt heureux et content de son année 2016. Il a attrapé quelques maillots distinctifs. Le détail ? CHAMPION D’ÎLE DE FRANCE MASTERS DE CYCLO CROSS. CHAMPION DE FRANCE MASTERS DE CYCLO CROSS et CHAMPION D'ILE DE FRANCE 2ème caté sur route ! Pas mal non ? Mais à l'écouter parler, en examinant tous ses objectifs atteints, nul doute que celui d'avoir remporté une course devant son père fut le plus touchant pour lui, un garçon attachant et humain. - Mon père a toujours été là pour moi. Je suis fier d'avoir gagné devant lui !

 

Allez mon jéjé, 41 ans, tu peux encore aller décrocher un autre maillot, encore plus beau, parce que les couleurs y sont plus nombreuses. Bonne chance mon pote ! 

 

LEON DE MAI

Avec ce jeu de mot facile, le raccourci du début de saison de Léon Dumay prend toute sa valeur. Le junior du SCO Dijon, que je connais depuis ses débuts, progresse chaque année un peu plus. Son gabarit longiligne (1.94 pour 74 kgs) ne lui permet d'ailleurs pas de passer inaperçu, mais de toute façon, même s'il mesurait 1.50 m, son esprit combatif lui ferait crever l'écran.

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Pourquoi Léon de mai ?

Tout simplement parce que depuis l'éclosion du muguet, le garçon a concrétisé son travail hivernal par des performances régulières et assez "visuelles". Le plaisir que j'éprouve à fréquenter encore un peu le milieu cycliste, se résume probablement par le fait qu'au hasard d'une route, je peux encore avoir la chance de croiser un Léon Dumay ... En 2016, à bientôt 18 ans (il les aura le 22 juin), il est évident que Léon débute un cycle qui pourrait le mener à l'élite dans un avenir plutôt proche. Lorsqu'il débuta en 2008, le gamin à la bonne bouille était pupille 2, sous les couleurs de la Persévérante de Pont sur Yonne, où il resta jusqu'en cadet 2, en 2014. Il fut d'abord un jeune coureur dans la bonne moyenne, pas moins, mais pas plus. Même si quelques trous bouchés à la vitesse grand V faisait de lui un rouleur potentiellement capable. Pour grimper les échelons, il faut du temps, il en avait.  Plusieurs victoires et podiums dans les catégories de jeunes, et cerise sur le gâteau, comme cadeau d'adieu à son club formateur, il enfila un beau maillot de champion de bourgogne cadets. La persévérante de Pont sur Yonne, chère au président Gilles Adrien, a toujours répondu présente pour lui. Aujourd'hui encore, on sent bien que les performances de Léon font plaisir à ses anciens collègues. Son destin, depuis l'an passé, Léon Dumay l'a imaginé affublé du maillot noir de Dijon, le SCO pour les connaisseurs. La bas, il est sûr de pouvoir continuer à progresser, entouré de jeunes ambitieux et de compétences dirigeantes flagrantes, avec en ligne de mire l'équipe DN1 locale. Partir fut donc une remise en question, confirmant une envie d'ailleurs pour le môme de Compigny. En seconde année de section sportive à Chalons sur Saône, telle fut l'autre variante de ce changement inéluctable. 2015, junior 1, des prémices de talent, 13ème du championnat de France chrono, 6ème de l'étape chrono du circuit icaunais. Lutter contre le temps, comme ses idoles Jens Voigt et Fabian Cancellara, voilà son effort préféré ! En 2016, junior 2, il fait 2 d'une étape de la flèche ardéchoise et 4 du classement général. 12ème des boucles de l'avesnois (13ème du chrono). 7ème de la route d’Éole. Et puis, voici ce mois de mai, avec une belle 4ème place à Aix en othe, en première caté, après avoir souvent mis le nez à l'avant de la course. Léon est en plus bien sympa, il répond gentiment à quelques questions

Pour l'instant,quel est ton meilleur souvenir dans le vélo ? Sans hésiter, le championnat de France junior l'an passé aux Pieux ! Ta plus grande déception ? Dans la mesure ou je ne me mets pas de grosse pression personnelle, je n'ai pas eu d'énorme déception pour l'instant ! Quels sont tes objectifs dans la vie ?  Avoir un bon job, réussir à intégrer Sciences Po, et atteindre le plus haut niveau possible en cyclisme ! Comment t'imagines-tu dans 20 ans ?  Heureux et épanoui dans ce que je ferai ! Quels sont tes hobbies en dehors du vélo ? Passer du temps avec mes amis ! Qu'attends-tu du prochain tour de France ? Un beau spectacle, ce serait déjà bien !

La tête sur les épaules, le jeune homme n'a pas de souci à se faire, probablement qu'il atteindra la majorité de ses objectifs, je le lui souhaite en tous cas. Et puis, il risque de le faire avec humour, puisqu'il ose être fan de Louis de Funès !

Et si au bout d'un mois de mai prometteur, l'avenir tendait les bras à Léon Dumay ? 

 

ROMAN BONA, LE PLAISIR D’ÊTRE LA

Août 2013 :

Romain Bona, coureur cycliste de première catégorie de son état, surfe sur la vague d'une forme physique ponctuellement exceptionnelle. Cependant, il est rongé par le doute. Depuis quelques jours, une douleur au genou perturbe son mental. Il a dû abandonner dernièrement le Grand Prix de Bavay dans le nord, alors qu'il écrasait les pédales dans la bonne échappée. Dans la foulée, il se présente vers l'un de ses principaux objectifs, le tour du Piémont Pyrénéens, avec cette pensée incontrôlable de n'être sûr de rien. Affûté comme jamais, mais avec cette épée de Damoclès suspendue au-dessus de sa tête, il appréhende les premiers kilomètres.

                                                                                                                                       Romain BONA 

Malheureusement pour le baroudeur de l'AS Corbeil essonnes, pas de miracle, la douleur se réveille alors qu'une fois encore il bataille aux avant-postes. Le deuxième volet de l'épreuve partira sans lui. L'articulation bloquée, le moral dans les chaussettes, annonçant le début d'un long chemin de croix. Et puis, sournoisement, se profile la programmation des rendez-vous habituels d'un homme blessé. Les mots qui résonneront dans son esprit pendant près de trois ans seront docteur, scanner, salle d'attente, IRM, radios, infiltrations, kiné, strap, ostéo, mésothérapie, et j'en oublie probablement beaucoup d'autres encore moins attirant ...

Un tunnel interminable qui rend presque invraisemblable la simple idée d'être bien dans sa peau et dans son corps. L'esprit de ce sportif émérite souffre d'attendre la lumière, la libération à laquelle il ne croit presque plus. La découverte de la cause du mal devient un véritable rayon de soleil. ENFIN ! Petit à petit le sport devient à nouveau une raison de vivre. Heureusement il y a les potes du vélo, les vrais, ceux qui comprennent combien le fait de courir à pied, ou de remonter sur sa bicyclette, même pour une sortie insignifiante, est un bonheur immense. Romain sait bien ce qu'il doit à ces amis là :

- David Bouillaux ? On ne se quitte plus ! C'est ma femme (il rit). Avec lui, il nous arrive toujours des trucs de dingues ! La bande de Corbeil 2013. Vincent Girardin, Antoine Gaudillat, Victor Leblond, John Sacommandi, Alex Isérable et Sébastien Papinaud. Les tontons de Nangis (comme il les appelle), Serge Noël, Jean-Philippe Méret, Stéphane Bézard, Pascal Lacroix ou encore Grégory Hennion. Ces mecs là ont contribué parfois sans le savoir, à me permettre de sortir de cette impasse.

Avril 2016 :

Un jour de printemps, Romain Bona redevient coureur. Il épingle un dossard qu'il gardera sans doute dans sa mémoire, peut-être même dans un placard, au cas ou la nostalgie le gagnerait. Le grand moment est arrivé, au départ de Paris-Pussay, les frissons l'accompagnent. Sa licence de deuxième caté, toujours à l'AS Corbeil, c'est comme un cadeau merveilleux, inconcevable trois ans auparavant. Les mauvais souvenirs s'effacent pendant trois heures de bonheur. Incomparable retour ponctué de sifflets libérateurs, de coups de freins, de tape dans le dos et de bonnes vieilles bordures. Les péripéties de ces derniers mois lui ont fait comprendre que l'essentiel était certainement de retrouver une autonomie totale. Rien n'oblige à être un champion pour être heureux, mais mettre un maillot, sentir l'odeur des produits de massage, côtoyer ses amis, être dans le peloton, ça donne des ailes à la vie. Il sait bien que son esprit de compétiteur pourrait l'amener à retrouver l'élite. Il n'est pas là pour ça, mais il se connait tellement : - Si je peux mettre tout le monde dans la caillasse, ce serait le top ! dit-il avec le sourire aux lèvres et l’œil qui pétille. - Avant ma blessure, j'ai fait énormément de sacrifices pour essayer de devenir un bon coureur en 1ère caté ... Si mes jambes reviennent, je referai sans doute la même chose, sans hésiter !

Romain Bona aura 31 ans le 2 octobre prochain. Il n'est plus un espoir, mais il s'en fout : - C'est tellement bon d'être au départ d'une course avec ses amis. Avant, pendant, et après devant un verre, c'est le pied !

Né à Villeurbanne, le garçon réside désormais à Melun. Ingénieur en électricité dans un bureau d'étude, il vit comme un jeune homme de trente piges au 21ème siècle. Il était venu sur le tard au vélo de route, en 2006, il avait 21 ans, et l'UFOLEP lui offrit son premier dossard. En 2009, il débarque en FFC, en troisième caté. Puis en deuxième caté en 2010 et enfin en première caté en 2011 et 2012, toujours sous les couleurs du CS Dammarie-Team Peltrax. Puis vint cette fameuse saison 2013. Une saison à la fois terrible lorsqu'il pense à cette satanée blessure, et si prometteuse quand il se souvient de sa 5ème place à Paris-Auxerre, et sa 6ème à Paris-Chauny ! Cet ancien nageur (pendant six ans chez les jeunes) barbotant dans les piscines des clubs de Nangis et d'Ozoir la Ferrière, fut aussi un triathlète à Vineuil dans le Loir et cher, de 2001 à 2004 ! Romain Bona est un vrai sportif, jusqu'au bout de son âme. Son rêve ? - J'aimerais bien retrouver l'ambiance des triathlons et pourquoi pas faire un Iron man avec mon David ! J'aimerais aussi me faire un tour d'Europe à vélo. Voir des gens, sentir d'autres paysages. Mais on verra plus tard !

En dehors du cyclisme, Romain aime bricoler chez des amis ou dans la famille. Il aime également les soirées avec ses copains d'enfance (rien à voir avec le vélo), la belote, le ciné, le théâtre sont au programme des festivités. Son amour du sport ne se limite pas au seul vélo, puisqu'il est fan du biathlète Martin Fourcade. Il est également fier de son père qui a effectué cinq Iron man, ni plus ni moins !!!

Autrement, des artistes préférés ?  - J'adore Albert Dupontel, il est ouf ! Et puis un mec black-listé dont je tairais le nom.

Désormais, le présent de Romain Bona, c'est de regarder ses amis dans le peloton, et profiter du plaisir d'être là, lui aussi ... 

LOLO LA JOUE EN SOLO

Dans la Nièvre, le cyclisme de haut niveau a perdu de sa superbe !

La crise n'épargne pas plus les nivernais que les autres, alors les gens du cru font ce qu'ils peuvent avec ce qu'ils ont. Il fut un temps pas si lointain ou les structures du VS Nivernais Morvan, du C.C Varennes-Vauzelles, ou bien de la Jeune Garde Nivernaise, entres autres, suffisaient largement pour montrer que le talent n'avait pas besoin de s'enfuir loin du département, ni pour se faire plaisir, ni pour réussir. Il y eut des coureurs amateurs que les spectateurs avertis n'oublieront jamais. Les Finot, Vernisse, Bolay, et biens d'autres encore, qui ont dans les années 80, offert une couverture dorée à leurs voisins de palier amoureux des bicyclettes à boyaux. En hommage à Bernard Thévenet, à Michel Laurent, à la famille Martinez,à Jean François Bernard et j'en passe sans doute. A la suite de ces glorieux anciens, la Nièvre a encore rêvé pendant plusieurs années. A présent, il reste un Martinez chez les pros, Yannick le sprinter. Il y a aussi Julien Bernard, le môme à Jeff, immigré chez les "Amerlocs" de Trek, après avoir fait les beaux jours du SCO Dijon. Hormis ces deux là, c'est rideau, vide, nada ! Ils sont les seuls représentants de métier de la chapelle fifty-eight ! En élites, à l'heure des divisions nationales chères à la FFC, aucune association de bienfaiteurs n'a réuni les fonds nécessaires pour se "payer" une belle équipe, pas même en DN3, le désert !

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                                                                                                                                    Loïc FORESTIER.

Pourtant, dans ce marasme géant, il reste malgré tout un jeune homme hors circuit, Lolo, né il y a 26 ans à Cosne sur Loire ! Plutôt talentueux sur tous les terrains, Loic Forestier, puisque c'est de lui qu'il s'agit, a bien offert un morceau de sa jeunesse euphorique au VC Toucy, avec ses potes Tom Lerasle et Sébastien Bergeret, puis au Guidon Chalettois, pour être dans les normes fédérales,mais il a décidé ensuite, de son propre chef, de se mettre en marge d'une règle du jeu parfois bien difficile à comprendre ... Malgré le fait qu'il réside aujourd'hui à Pouilly sur Loire, c'est au VS Nivernais-Morvan qu'il a signé sa licence de première catégorie en 2016. Il est donc le fleuron du cyclisme nivernais, seul et unique 1ère caté du département, toujours vallonné jusqu'aux entrailles, sous les échos fantomatiques de Chateau-Chinon, d'où résonnent chaque jour le souvenir de leur illustre président, François Mitterrand !

Lolo a les crocs ! Il a remporté cet hiver 11 cyclo cross, avant de se faire un début de saison prometteur sur la route, avec une gagne à Loches en Indre et Loire (photo), une 3ème place à St Pourçain, une 4ème à Poilly et une 7ème à St Saulge, le fief de l'ami Jean-Mi Quéré, le speaker organisateur local.

 Bien sûr, dans sa situation, vu son isolement, Loic ne peut pas participer à toutes les grandes épreuves : - La seule chose qui m'ennuie, c'est de ne pas pouvoir participer aux courses par étapes, autrement je suis très heureux comme ça, je ne me prends pas la tête !

Et puis il y a la vie, il travaille à décathlon, et le vélo est devenu un vrai loisir depuis qu'il a percé les murs trop solides des teams DN. : - Je fais tout comme j'ai envie de le faire, et je le vis bien mieux comme ça !  

Hormis Loic Forestier, il faut signaler la présence de quelques globe-trotter du 58 dans le peloton élite. Benjamin Pascual et Guillaume Barillot au SCO Dijon, Damien Gazut au VC Toucy, Romain Gioux au VS Chartrain, et le très bon Romain Barroso au Guidon Chalettois. La Nièvre est le cœur de Loic Forestier, et finalement, malgré l'absence de belles équipes, il est revenu là où il se sent le mieux, chez lui ! 

Loin des obligations liées à une équipe, malgré sa conversion en solo, Loic Forestier a probablement encore de belles saisons devant lui ...l En attendant une relève possible, il fera grincer les freins et mouillera sans compter le maillot de son cher VSNM.






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