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ROMAN BONA, LE PLAISIR D’ÊTRE LA

Août 2013 :

Romain Bona, coureur cycliste de première catégorie de son état, surfe sur la vague d'une forme physique ponctuellement exceptionnelle. Cependant, il est rongé par le doute. Depuis quelques jours, une douleur au genou perturbe son mental. Il a dû abandonner dernièrement le Grand Prix de Bavay dans le nord, alors qu'il écrasait les pédales dans la bonne échappée. Dans la foulée, il se présente vers l'un de ses principaux objectifs, le tour du Piémont Pyrénéens, avec cette pensée incontrôlable de n'être sûr de rien. Affûté comme jamais, mais avec cette épée de Damoclès suspendue au-dessus de sa tête, il appréhende les premiers kilomètres.

 

L’image contient peut-être : personnes sur des vélos, vélo et plein air

 

                                                                                                                                       Romain BONA 

Malheureusement pour le baroudeur de l'AS Corbeil essonnes, pas de miracle, la douleur se réveille alors qu'une fois encore il bataille aux avant-postes. Le deuxième volet de l'épreuve partira sans lui. L'articulation bloquée, le moral dans les chaussettes, annonçant le début d'un long chemin de croix. Et puis, sournoisement, se profile la programmation des rendez-vous habituels d'un homme blessé. Les mots qui résonneront dans son esprit pendant près de trois ans seront docteur, scanner, salle d'attente, IRM, radios, infiltrations, kiné, strap, ostéo, mésothérapie, et j'en oublie probablement beaucoup d'autres encore moins attirant ...

Un tunnel interminable qui rend presque invraisemblable la simple idée d'être bien dans sa peau et dans son corps. L'esprit de ce sportif émérite souffre d'attendre la lumière, la libération à laquelle il ne croit presque plus. La découverte de la cause du mal devient un véritable rayon de soleil. ENFIN ! Petit à petit le sport devient à nouveau une raison de vivre. Heureusement il y a les potes du vélo, les vrais, ceux qui comprennent combien le fait de courir à pied, ou de remonter sur sa bicyclette, même pour une sortie insignifiante, est un bonheur immense. Romain sait bien ce qu'il doit à ces amis là :

- David Bouillaux ? On ne se quitte plus ! C'est ma femme (il rit). Avec lui, il nous arrive toujours des trucs de dingues ! La bande de Corbeil 2013. Vincent Girardin, Antoine Gaudillat, Victor Leblond, John Sacommandi, Alex Isérable et Sébastien Papinaud. Les tontons de Nangis (comme il les appelle), Serge Noël, Jean-Philippe Méret, Stéphane Bézard, Pascal Lacroix ou encore Grégory Hennion. Ces mecs là ont contribué parfois sans le savoir, à me permettre de sortir de cette impasse.

Avril 2016 :

Un jour de printemps, Romain Bona redevient coureur. Il épingle un dossard qu'il gardera sans doute dans sa mémoire, peut-être même dans un placard, au cas ou la nostalgie le gagnerait. Le grand moment est arrivé, au départ de Paris-Pussay, les frissons l'accompagnent. Sa licence de deuxième caté, toujours à l'AS Corbeil, c'est comme un cadeau merveilleux, inconcevable trois ans auparavant. Les mauvais souvenirs s'effacent pendant trois heures de bonheur. Incomparable retour ponctué de sifflets libérateurs, de coups de freins, de tape dans le dos et de bonnes vieilles bordures. Les péripéties de ces derniers mois lui ont fait comprendre que l'essentiel était certainement de retrouver une autonomie totale. Rien n'oblige à être un champion pour être heureux, mais mettre un maillot, sentir l'odeur des produits de massage, côtoyer ses amis, être dans le peloton, ça donne des ailes à la vie. Il sait bien que son esprit de compétiteur pourrait l'amener à retrouver l'élite. Il n'est pas là pour ça, mais il se connait tellement : - Si je peux mettre tout le monde dans la caillasse, ce serait le top ! dit-il avec le sourire aux lèvres et l’œil qui pétille. - Avant ma blessure, j'ai fait énormément de sacrifices pour essayer de devenir un bon coureur en 1ère caté ... Si mes jambes reviennent, je referai sans doute la même chose, sans hésiter !

Romain Bona aura 31 ans le 2 octobre prochain. Il n'est plus un espoir, mais il s'en fout : - C'est tellement bon d'être au départ d'une course avec ses amis. Avant, pendant, et après devant un verre, c'est le pied !

Né à Villeurbanne, le garçon réside désormais à Melun. Ingénieur en électricité dans un bureau d'étude, il vit comme un jeune homme de trente piges au 21ème siècle. Il était venu sur le tard au vélo de route, en 2006, il avait 21 ans, et l'UFOLEP lui offrit son premier dossard. En 2009, il débarque en FFC, en troisième caté. Puis en deuxième caté en 2010 et enfin en première caté en 2011 et 2012, toujours sous les couleurs du CS Dammarie-Team Peltrax. Puis vint cette fameuse saison 2013. Une saison à la fois terrible lorsqu'il pense à cette satanée blessure, et si prometteuse quand il se souvient de sa 5ème place à Paris-Auxerre, et sa 6ème à Paris-Chauny ! Cet ancien nageur (pendant six ans chez les jeunes) barbotant dans les piscines des clubs de Nangis et d'Ozoir la Ferrière, fut aussi un triathlète à Vineuil dans le Loir et cher, de 2001 à 2004 ! Romain Bona est un vrai sportif, jusqu'au bout de son âme. Son rêve ? - J'aimerais bien retrouver l'ambiance des triathlons et pourquoi pas faire un Iron man avec mon David ! J'aimerais aussi me faire un tour d'Europe à vélo. Voir des gens, sentir d'autres paysages. Mais on verra plus tard !

En dehors du cyclisme, Romain aime bricoler chez des amis ou dans la famille. Il aime également les soirées avec ses copains d'enfance (rien à voir avec le vélo), la belote, le ciné, le théâtre sont au programme des festivités. Son amour du sport ne se limite pas au seul vélo, puisqu'il est fan du biathlète Martin Fourcade. Il est également fier de son père qui a effectué cinq Iron man, ni plus ni moins !!!

Autrement, des artistes préférés ?  - J'adore Albert Dupontel, il est ouf ! Et puis un mec black-listé dont je tairais le nom.

Désormais, le présent de Romain Bona, c'est de regarder ses amis dans le peloton, et profiter du plaisir d'être là, lui aussi ... 

LOLO LA JOUE EN SOLO

Dans la Nièvre, le cyclisme de haut niveau a perdu de sa superbe !

La crise n'épargne pas plus les nivernais que les autres, alors les gens du cru font ce qu'ils peuvent avec ce qu'ils ont. Il fut un temps pas si lointain ou les structures du VS Nivernais Morvan, du C.C Varennes-Vauzelles, ou bien de la Jeune Garde Nivernaise, entres autres, suffisaient largement pour montrer que le talent n'avait pas besoin de s'enfuir loin du département, ni pour se faire plaisir, ni pour réussir. Il y eut des coureurs amateurs que les spectateurs avertis n'oublieront jamais. Les Finot, Vernisse, Bolay, et biens d'autres encore, qui ont dans les années 80, offert une couverture dorée à leurs voisins de palier amoureux des bicyclettes à boyaux. En hommage à Bernard Thévenet, à Michel Laurent, à la famille Martinez,à Jean François Bernard et j'en passe sans doute. A la suite de ces glorieux anciens, la Nièvre a encore rêvé pendant plusieurs années. A présent, il reste un Martinez chez les pros, Yannick le sprinter. Il y a aussi Julien Bernard, le môme à Jeff, immigré chez les "Amerlocs" de Trek, après avoir fait les beaux jours du SCO Dijon. Hormis ces deux là, c'est rideau, vide, nada ! Ils sont les seuls représentants de métier de la chapelle fifty-eight ! En élites, à l'heure des divisions nationales chères à la FFC, aucune association de bienfaiteurs n'a réuni les fonds nécessaires pour se "payer" une belle équipe, pas même en DN3, le désert !

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                                                                                                                                    Loïc FORESTIER.

Pourtant, dans ce marasme géant, il reste malgré tout un jeune homme hors circuit, Lolo, né il y a 26 ans à Cosne sur Loire ! Plutôt talentueux sur tous les terrains, Loic Forestier, puisque c'est de lui qu'il s'agit, a bien offert un morceau de sa jeunesse euphorique au VC Toucy, avec ses potes Tom Lerasle et Sébastien Bergeret, puis au Guidon Chalettois, pour être dans les normes fédérales,mais il a décidé ensuite, de son propre chef, de se mettre en marge d'une règle du jeu parfois bien difficile à comprendre ... Malgré le fait qu'il réside aujourd'hui à Pouilly sur Loire, c'est au VS Nivernais-Morvan qu'il a signé sa licence de première catégorie en 2016. Il est donc le fleuron du cyclisme nivernais, seul et unique 1ère caté du département, toujours vallonné jusqu'aux entrailles, sous les échos fantomatiques de Chateau-Chinon, d'où résonnent chaque jour le souvenir de leur illustre président, François Mitterrand !

Lolo a les crocs ! Il a remporté cet hiver 11 cyclo cross, avant de se faire un début de saison prometteur sur la route, avec une gagne à Loches en Indre et Loire (photo), une 3ème place à St Pourçain, une 4ème à Poilly et une 7ème à St Saulge, le fief de l'ami Jean-Mi Quéré, le speaker organisateur local.

 Bien sûr, dans sa situation, vu son isolement, Loic ne peut pas participer à toutes les grandes épreuves : - La seule chose qui m'ennuie, c'est de ne pas pouvoir participer aux courses par étapes, autrement je suis très heureux comme ça, je ne me prends pas la tête !

Et puis il y a la vie, il travaille à décathlon, et le vélo est devenu un vrai loisir depuis qu'il a percé les murs trop solides des teams DN. : - Je fais tout comme j'ai envie de le faire, et je le vis bien mieux comme ça !  

Hormis Loic Forestier, il faut signaler la présence de quelques globe-trotter du 58 dans le peloton élite. Benjamin Pascual et Guillaume Barillot au SCO Dijon, Damien Gazut au VC Toucy, Romain Gioux au VS Chartrain, et le très bon Romain Barroso au Guidon Chalettois. La Nièvre est le cœur de Loic Forestier, et finalement, malgré l'absence de belles équipes, il est revenu là où il se sent le mieux, chez lui ! 

Loin des obligations liées à une équipe, malgré sa conversion en solo, Loic Forestier a probablement encore de belles saisons devant lui ...l En attendant une relève possible, il fera grincer les freins et mouillera sans compter le maillot de son cher VSNM.

LE FRISSON D'UN ALBUM POUR VICTORIA

18 ans, c'est le moment des plus grands rêves !

Née le 19 novembre 1997 à Montereau, Victoria Thoizon est une artiste qui a beaucoup travaillé, tellement travaillé qu'elle en est devenue une vraie pro. Aujourd'hui, elle flirte sur le "London dream", comme le clip qu'elle vient de tourner dans la capitale anglaise. Tout près des idylles cinématographiques de Hugh Grant et Julia Roberts, à Notting Hill. Pour la circonstance, elle s'y balade sur une mélodie plutôt sympa et rafraîchissante ! Notting Hill ? Il n' y a pas de hasard, elle vient d’obtenir un bac de cinéma, alors comme elle se délecte de tous les arts, l'écriture de ce scénario est quasi parfaite !

Son père Philippe est musicien lui aussi. Bon sang ne saurait mentir ! Depuis son plus jeune age, Victoria le suit lors de ses tournées, et son avenir ne pouvait pas choisir une autre route. Le son des instruments, le croisement de guitares ou de voix aussi magnifiques que la sienne, rien qu'en se promenant sur la vie de ses géniteurs... des carrières se sont construites pour moins que ça !

 

  

Victoria, 18 ans, une jolie jeune femme qui a choisi la musique comme bonheur permanent ! 

 

Victoria, c'est son nom de scène, distille dans les rues de Londres une sorte de pop folk (The thing) très agréable à écouter. et sans doute n'est-ce là que les prémices d'un talent aux portes de la reconnaissance. Elle se dit influencée par Amy Winehouse, Adèle, ou Lady Gaga. Que de belles adresses à visiter ! Sa voix est une merveille. Sa façon de voir la musique est restée simple et admirative : - Je suis une vraie passionnée. Si j'ai un coup de cœur pour un artiste, j'ai besoin de tout savoir sur lui !  J'ai flashé sur "Christine and the queens" et Yael Naïm.

Elle a également beaucoup d'humour la môme de Pont sur Yonne, puisqu'elle se marre sans compter devant les "one woman show" de l'humoriste Florence Foresti.

Evidemment, Victoria est comme toutes les jeunes femmes de son age. Elle aime aussi sortir avec ses amis, ou encore faire les magasins pour chiner une tenue originale. Sa vie est désormais axée sur l'écriture de son premier album, d'où "The thing" est l'extrait initial. Elle rendra sa copie terminée au cours de cette année, comme un bien joli cadeau à sa vie d'artiste. Nul doute que ses morceaux captiveront de nombreuses âmes, Victoria est pressée de le savoir.

Je crois que tout est en place pour sa réussite. En attendant, je peux vous conseiller d'aller écouter "the thing" sur Youtube !

 

LAURE BOUTELOUP L'A FAIT !

Ce dimanche 10 janvier 2016 restera un souvenir merveilleux pour Laure, sa famille, et ses amis.

                                    Quoi de plus beau que d'atteindre son objectif devant les siens ? Imaginé depuis des mois, le scénario consistant à escalader une marche du podium bleu blanc rouge, fusse t-elle la troisième, s'est réalisé comme dans un conte de fée ! Tenir ses enfants avant d'entendre la marseillaise retentir, même pour sa voisine, c'est déjà de sacrés frissons à vivre, et Laure l'a fait !

 

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Cette photo reflète parfaitement la réalité. Laure BOUTELOUP a réussi à concilier le sport et sa vie de famille.

Vice championne de France de cyclo cross, ce n'est pas rien ! A Besançon, sur un circuit magnifiquement tracé, un terrain boueux et glissant, la maman de trois enfants a offert un cadeau formidable à tous ceux qui l'aiment et qui rêvaient de la voir grimper sur le podium national. J'avoue volontiers que sans connaitre vraiment cette femme, j'ai beaucoup de respect pour elle. Je lui tire ma grande révérence pour tout ce qu'elle donne à son sport et à ses proches, en menant une existence normale, campée sur la vérité et la discrétion ! Beaucoup de travail et de volonté. Beaucoup de sacrifices et d'abnégation. Beaucoup de sueurs et de sollicitudes. Tout ça, c'est la recette Laure Bouteloup ! Elle a décidé d'être une vraie sportive sans pour autant renoncer à une vie de partage et d'ouverture d'esprit. 

 Sur le parcours à embûches mis en place dans le chef lieu du Doubs, elle n'a pas pu résister à la favorite Caroline Mani, mais elle a dominé la vindicte des "podiumables", en allant conquérir la médaille d'argent de haute lutte. Quel plaisir de la voir franchir cette ligne d'arrivée avec son beau sourire recouvert d'une terre collante, et son poing levé vers le ciel, juste à l'entrée de la dernière ligne droite. Quel plaisir de constater que tous ses silences de concentration d'avant course, ont débouché sur la libération d'un cri de joie, en récompense de tellement d'efforts consentis. Il y a un an presque jour pour jour, sa 7ème place lors du championnat de France de Pontchâteau lui avait ouvert les portes du rêve. Elle a bossé dur entre les heures de magasin avec Yohan son mari, sa condition de mère poule auprès de Valentin, d'Alexis et de Victor, les rejetons qui l'ont accompagné jusque sur le podium de Besançon (photo ci-dessus) ! Elle a fait le job comme disent les pros, mais eux ont certainement beaucoup moins de soucis à gérer autour de leur vélo !

 

Si Laure est en argent aujourd'hui, ce n'est que justice. A 35 ans, la francilienne est encore plutôt tonique, à l'image de son idole belge, Sven Nijs toujours présent aux avants postes des épreuves de coupe du monde de la spécialité, malgré une quarantaine approchante. Laure a donc encore un peu de temps devant elle, et elle pourrait obtenir encore le droit de monter sur les plots du bonheur de championne, mais il semble qu'elle en ait décidé autrement : - Je vais finir la saison de cross et probablement stopper là dessus ! L'an passé, j'avais dit que je m'arrêterais puis j'ai continué, mais là, je pense que je vais garder cette saison géniale comme dernier souvenir de moi même en tant que compétitrice ! Pour l'instant, elle savoure sa performance, gravée à jamais dans sa mémoire, comme un souvenir inoubliable et marqué au fer sur son cortex. Laure sait bien que seule elle n'aurait pas réussi son pari. Yoann son mari a toujours été présent, et puis ses parents pour garder les petits quand cela était nécessaire, notamment pour les entraînements. - Yoann se met en quatre pour que tout aille pour le mieux. Je remercie mes parents, ma belle famille qui me soutiennent. Flo et Mylène, Bastien et Marlène, mais aussi Christophe, qui depuis longtemps prend de son temps pour venir s’entraîner avec moi. Parce que tous comprennent cette vie décalée d'une sportive avec tout ce que cela représente comme inconvénient. Manu et Laulau, mes meilleurs potes, toujours présents ainsi que Alain et Danièle. Tous ces gens ont en eux un morceau de ma médaille.

2ème du championnat de France élites c'est une vraie performance, surtout  quand on analyse toutes les contraintes obligatoires dans un contexte de vie familiale ordinaire. - A quelques mètres de la ligne je me suis dit : Putain, je l'ai fait, je l'ai fait ! Nous nous sommes étreint Yoann et moi. Il y a eu une belle émotion partagée.

A Besançon, le sourire de Laure Bouteloup et de toute sa famille était celui de la fierté, simple et naturelle. Le sourire du travail bien fait, et çà fait du bien de comprendre ça ! 

SANA, LA FILLE D'EN BAS...

 

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Je ne veux plus voir la rue.

Je n'aime plus ce qui s'y passe. 

Où se sont envolés les guitaristes, les joueurs de rock, les accords de blues, les mots bleus qui dansaient sur le pavé et dans nos têtes. J'ai cru longtemps à l'intelligence des hommes, et puis, aujourd'hui, j'ai tout compris.

J'ai lu et relu les livres d'histoire, ils me fredonnent encore et toujours la même chanson. Le sang coule de tous siècles, et au 21ème, rien n' a changé ! La mort rode en bas de chez moi. Je ferme les yeux, il pleut, la ville fait du bruit, je ne suis pas prête de m'endormir.

J'essaie de rêver éveillée.

Je m'appelle Sana, j'ai 18 ans, je n'irai plus jamais boire un verre à la terrasse d'un café. J'ai cru mourir. Je suis presque morte d'ailleurs. Peut-être y avait-il des amis assis à côté de moi !

Je ne sais plus ...

J'ai peur de l'apprendre.

J'ai vu l'horreur passer. En quelques minutes, le vent de la haine a balayé toutes les tables et la vie de tant d'innocents. Comment pourrais-je encore regarder dehors ?

Je veux partir loin d'ici.

Je ne peux plus me contenter de revivre cette nuit de folie. Mon pays est en guerre ! Il y a à peine quelques semaines j'étais heureuse de fêter mon BAC avec les copains. Maintenant, je me sens impuissante à rire, impuissante à vivre, impuissante à serrer les poings.

Je veux dormir et me réveiller en me disant que c'était un cauchemar ... 

 






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