LA PHILOSOPHIE DE LEON DUMAY
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LA NOUVELLE ANNEE SANS EUX
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REQUIEM POUR DEUX FOUS
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LA PHILOSOPHIE DE LEON DUMAY

Léon DUMAY aura 20 ans le 22 juin prochain. Il est né à Compigny, proche de Pont-sur-Yonne. Léon ? C'est un petit gars de l'Yonne bien dans ses pompes, et fidèle à sa philosophie qui consiste à être, sans forcément paraître. Malgré cela,  je pense que son talent de terrien ne pourra jamais lui offrir "l'invisibilité" dont il a sans doute parfois rêvé. Oh bien sûr, comme tout le monde, il ne se cache pas lorsqu'il réussit à plaire pour une raison ou une autre, mais c'est toujours avec une certaine retenue, pleine d'intelligence et de respect. Ses études l'ont amené en Bretagne, à Rennes, pour effectuer sa première année en science Po. Une tête bien faite, et bien remplie.

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L'intello ou le cycliste ? Léon DUMAY est les deux à la fois ! 

 Pour lui, le cyclisme reste tout de même une belle alternative à l'évolution de sa vie, même si comme il dit, il ne se prend pas trop la tête. D'ailleurs, il me fait beaucoup penser à la façon d'être d'Adrien Guillonnet, coureur dijonnais (actuellement l'un des meilleurs amateurs français), et qui semble être comme une sorte de frère spirituel pour notre Léon. - J'aime sa façon de voir les choses. Je l'admire aussi beaucoup en tant que coureur cycliste !

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A Pleslin, chez les bretons, le retour victorieux de Léon DUMAY nous fait plaisir à tous.

 L’image contient peut-être : une personne ou plus, vélo et plein airL’image contient peut-être : une personne ou plus, vélo et plein airLéon vient donc de retourner chez les 2ème caté, parce que sa première saison en élites a été un peu trop compliquée à gérer. Il faut dire qu'à 19 ans, il avait probablement été un peu vite en besogne, mais ce n'est pas toujours évident à cet âge-là, de jumeler études et sport de haut niveau. - J'avais besoin de reprendre confiance !  C'est certainement un bon choix puisqu'il vient de renouer avec la victoire lors de sa toute première course de la saison ! Puisque la Bretagne l'a accueilli, il fallait bien qu'il trouve un nouveau club. - J'ai choisi le "team Pays de Dinan" parce qu'ils m'ont fait confiance malgré mon peu de résultats en 2017.  Et puis, j'ai senti une bonne ambiance familiale. Pour mon bien-être personnel, c'était l'idéal.

Léon DUMAY a encore tout l'avenir devant lui. Il a envie de retrouver l'élite, mais pour lui, ce n'est ni une fin en soi, ni un objectif primordial. - Evidemment que j'ai envie de remonter en 1ère caté, mais pour moi, c'est seulement un détail de ma vie ! Effectivement, il y a du Adrien Guillonnet en lui ! Il reviendra de temps en temps dans l'Yonne, chez ses parents. D'ailleurs, il sera le 4 mars prochain au départ de l'épreuve de Coulommiers dans le 77, à quelques dizaines de kilomètres du foyer parental. Il a un grand regret : - Je suis déçu de ne pas pouvoir rester pour effectuer le Tour Yonne-Nord avec mes amis de la Persévérante de Pont ! Effectivement, cette belle épreuve en ligne, organisée par Gilles Adrien et toute son équipe de bénévoles, aura lieu le week-end suivant. Léon sera malheureusement reparti chez les bretons. Je n'ai pas osé lui demander s'il pleuvait souvent là-bas. En voyant la photo de sa victoire, j'avais déjà ma réponse. Ceci n'étant qu'une petite note d'humour pour mes amis bretons que j'aime beaucoup. A ma question : Comment envisages-tu ton avenir dans le cyclisme ? Sa réponse fut tout à fait en phase avec sa belle philosophie : - mes ambitions professionnelles ne sont pas tournées vers le vélo, mais bien sûr, si j'ai une opportunité, je saurai la saisir. Pour l'instant, je me fais plaisir, et c'est là le principal de mes prérogatives. 

Il vient donc de s'imposer en force ce dimanche à Pleslin dans les Côtes-d'Armor. C'est une excellente nouvelle. Il relativise :- ce n'était qu'un critérium en 2, mais c'est bon pour la tête ! Il est fort possible que le jour de ses vingt ans, le 22 juin prochain, il fête en même temps son retour parmi ceux qui seront probablement contents de le revoir parmi eux, c'est à dire la crème des coureurs amateurs. 

Léon DUMAY restera le même. La philosophie du plaisir en bandoulière ... Bonne saison à toi môme !

LA NOUVELLE ANNEE SANS EUX

2018 est là ! Mathieu Riebel et Greg Somogyii ne sont plus ...

Ils resteront à jamais parmi les plus grandes pertes du cyclisme en 2017. Les plus grandes injustices de la vie tout simplement. Mais bien entendu aussi, un vide immense et irréparable pour leurs proches, familles et amis. Alors, je ressors ma plume pour un hommage à nos disparus, sans aucun effleurement de profit, ni recherche de retour particulier. Ce texte peut s'offrir à tous ceux qui nous ont quittés trop jeunes. Je suis concerné comme vous tous. La vie, c'est aussi la mort ...

 

                                                                                                            MATHIEU RIEBEL ET GREGOIRE SOMOGYII


J'ai mis mon costume le plus sombre. Je suis là devant cette boite qui avance sous les bras musclés des porteurs. Je les regarde passer. Je ne comprends pas encore que le reste de notre temps se fera sans vous. J'ai même oublié l'accident, les accidents. J'ai surtout tenté d'oublier le pire. Je ne me souviens que de vos sourires, de vos mots, de vos talents. Je n'ai rien d'autre à vous offrir. Seulement les souvenirs d'une image indélébile. Votre image. Pourtant, je sais bien que derrière ce paravent de bois, il y a vous. Allongés pour une sieste interminable. Jeune fou et gentil à la fois. Père, fils ou mari d'elle. La nuit s'étend de ses grandes jambes noires. Les processions me font frémir jusqu'aux os. La lumière des phares de voitures me rappelle que l'hiver est difficile à vaincre. Souvent, dans la détresse, les gens se rassemblent. Ils forment une union indivisible. Le cœur parle doucement aux oreilles de ceux qui souffrent. Peu importe. La lune a envie de partager sa luminosité. Des dossards figés dans nos esprits et des effluves d'huiles de massage. Des supporters et des fans. Des amoureux qui se bécotent sur un banc sans penser à mal. Des pleureuses qui ne le font plus exprès.

L'année 2018 restera la première sans vous. Sans vous Mathieu et Greg. Et sans tous ceux qui ont quitté la route loin de la préméditation. La surprise nous a laissé des blessures en feu. Pour éteindre ces flammes, il faut continuer de croire que penser est déjà un remède. Les parents sont fatigués. Les proches sont usés de semer des larmes sur leur passage. Devant, il y a tout de même le besoin de les aimer encore. Parce que l'on peut aimer un silence, une chaise vide, ou un écho du passé. Parce que l'on peut aimer le vécu pour en faire une force du futur. Les champions n'existent plus. Ils ont laissé leur place à des hommes jeunes et libérés par leur destin. Nous devons respecter ce destin par une souffrance digne. Par des hommages permanents. Les blessures ne se referment jamais vraiment. Je pense d'ailleurs qu'elles ne doivent pas se refermer. Elles doivent nous guider vers une sorte de respect indémodable. Mathieu et Greg, il y a un élan communicatif. C'est peut-être une forme d'immortalité. C'est en tout cas une façon de vaincre l'oubli de vous.

 

REQUIEM POUR DEUX FOUS

Jean d'Ormesson et Johnny Hallyday sont morts le même jour, le 5 décembre 2017. A quelques heures d'intervalles seulement. Coïncidence ? Pas si sûr ! Tous deux étaient si différents. Chacun était si loin de l'univers de l'autre. Pourtant, leur regard bleu avait la même pureté, celle des hommes dignes et fiers. Celle des gens fascinants. Jean d'Ormesson a laissé derrière lui une intelligence redoutable. L'un de ses derniers romans s'intitulait : "un jour, je m'en irai sans en avoir tout dit". C'est probablement vrai. Il a dû partir avec quelques secrets. Né à Paris le 16 juin 1925, il aura donc vécu 92 ans. Il fit de sa vie ce qu'il voulut en faire. Il fut un écrivain, un journaliste, un philosophe, et un membre de l'académie française. Avec du talent, beaucoup de talent. Instinctif et éloquent, il fut judicieusement caressé par une pointe d'humour jubilatoire. Un regard plutôt coquin, mais légitimement habile. Cet homme était un homme de droite respectueux des âmes de gauche. Il a marqué son époque, et il va sans aucun doute beaucoup nous manquer. J'adorais l'entendre parler. Je prendrai plaisir à le lire.

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 Johnny Hallyday lui, était l'idole des jeunes, mais aujourd'hui surtout des moins jeunes, puisque le temps a passé en usant les plus beaux diamants semés sur nos routes. Une voix incomparable. Lui aussi avait une forme d'humour bien à lui. Il avait 74 ans. La fougue du rocker intacte, malgré la maladie. "Je te promets" chantait-il. Alors nous y avons cru avec lui tellement il était crédible dans son interprétation de la vie. Fans ou pas, nous avons avancé sur nos chemins respectifs, accompagnés par "L'envie" d'allumer le feu", ou bien celle de retenir la nuit ... Jean-Philippe Smet était un artiste généreux et porteur d'une auréole charismatique gigantesque. "J'oublierai ton nom" hurlait-il, nous n'oublierons pas le sien. "Souvenirs, souvenirs", comme ceux qu'il a laissés à des millions de gens, tous prêts à lui ressembler, en refusant jusqu'à leur propre image. Je suis bien trop fier pour tenter d'imiter qui que ce soit, mais mon respect pour ce qu'il fut n'en est pas moins immense. "Toute la musique que j'aime, elle vient du blues". A présent, pour Jean et Johnny, "noir c'est noir". Il reste cependant un espoir, celui de vous imaginer ensemble, libres dans vos têtes avec "Diego" tout là-haut. 

Vous pouvez aussi fredonner "j'ai oublié de vivre", mais pour nous, ici, ce sera plutôt un "requiem pour deux fous".

Merci d'avoir existé. Je finirai par cette phrase merveilleuse de Monsieur d'Ormesson : "Je dirai malgré tout que cette vie fut belle" ... Sacré Jean !

AU SOUVENIR DE GREGO

Un jour comme les autres. Une route comme les autres. Un homme respirant le respect, et puis un drame, douloureux comme tous les drames. Telle est la description la plus futile et la plus décevante que l'on peut faire lorsqu'un type bien croise son destin sur un rond-point ... Il y a une sorte de loi des séries en ce moment ! Amis cyclistes, faites moi plaisir, prenez-soin de vous, vous êtes en danger ! Sur le goudron, des hommes et des femmes aimant pédaler, se doublent et se saluent, mais ils peuvent être la cible d'un ou d'une inconnue passant par là, pour jouer dans un scénario de film "dramatico-réel".

Parfois, en une seconde, un pan entier de notre existence s'écroule. Sous les projecteurs de nos vies à tous, il y a des instants merveilleux, vécus avec des gens merveilleux. Ceux qui ont connu Grégoire Somogyi, ont cette sensation là aujourd'hui. Ils savent qu'ils ont croisé un mec extra, mais qu'à présent, plus rien ne sera jamais comme avant. A 44 ans, Grego comme l'appelait beaucoup de ses proches, était un coureur cycliste atypique, puisque tardif dans son approche du vélo, et pour cause. Pilote de ligne et commandant de bord à l'aéropostale canadienne, ça ne s'improvise pas, et c'est tout simplement dix ans d'études ! Ce vrai gentil, apprécié de tous, a laissé une douleur immense dans le sillage de sa carcasse solide et puissante. Tous les coureurs diront de lui la même chose que son copain Stéphane Le Boulanger : - Greg était attachant, affectif, attentionné, intègre, et de confiance ...

Dans son job, il avait rencontré Anne-Lyse, hôtesse de l'air dans la même compagnie que lui. Ils ont eu une petite Lucie, maintenant âgée de deux ans. Inutile d'être brillantissime pour comprendre quelle douleur et quel manque doivent endurer ses deux amours. Anne-Lyse privé de son mari, et Lucie de son papa, je vous adresse mes sincères condoléances.

Il suffit donc de presque rien pour détruire un parcours jusque là plutôt "estampillé bonheur". Un rendez-vous avec des amis pour aller rouler. Un camion dans le même timing que le champion, et puis ce fameux rond-point qui finalise l'effroyable malheur d'un choc fatal. C'est la triste info qui a glacé le monde cycliste déjà si touché ces dernières semaines. Grégoire Somogyi a perdu la vie ! Quelle banalité ! Quelle impuissance face à ce jour désormais marqué d'ombres malveillantes.

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Grego était arrivé dans ce monde cycliste en 2000, à Senlis, où il prit une licence de série départementale. Très vite il remporte quelques succès et se retrouve en 2ème caté à l'ESC Meaux, le club cher à mon ami Jean-Claude Lambert, qui doit être dévasté lui aussi. Il y rencontre de bons coursiers comme Pioline, Prévost, Félix, Le Boulanger, Lavorel, Mathis, et tant d'autres. Puis, à force de courage, il grimpe encore les échelons et devient un membre important de l'équipe de division nationale 1 du CS Villeneuve St Germain, avec mon petit Gwen Tallonneau, Alex Gratiot, et consorts. Il remporte même une belle victoire à Coucy le Château ! En DN1 à 44 ans, c'est plutôt rare, mais Grégoire Somogyi était un être rare. Il aimait tellement ce sport, que son addiction était dissimulée par sa joie de sentir l'odeur des produits de massage, ou d'épingler un dossard au départ d'une épreuve. Il était friand de sorties interminables, les 200 bornes ne lui faisaient pas peur. Ses fans inconditionnels, c'était la famille Le Boulanger. Ils le suivaient de près avec un grand plaisir. Stéphane bien sûr, son pote, qui le canalisait parfois mentalement. Et puis Jacky, le père de Stéphane, dévoué pour le cyclisme depuis tant d'années, et attaché à Greg comme on peut l'être à un fils. Claudie, l'épouse de Jacky, avait elle aussi une sorte de filiation naturelle avec Grego. Le souffle de la famille Gallois était également très admiratif de ce garçon charmeur et authentique.

Ah, elle va beaucoup manquer la houppette de Tintin !

Dans son appartement de Villeron (95), son vélo Cannondale qu'il bichonnait tant, ne trônera plus ...

Jacky se rappelle avec un mélange d'émotion et d'admiration d'une course à Pont sur Yonne : - Il avait fait la moitié de la course tout seul. Un sacré numéro. Il les a tous mis à plus de 4 minutes !

Grégoire Somogyi avait une vo2 max digne d'un coureur professionnel, alors forcément, lorsqu'il était dans un grand jour ça envoyait dur ! Avec son look un peu british, le bob, le caleçon à rayures, les bas de contention et les claquettes, il faisait sourire ses amis. Stéphane Le Boulanger ajoute : - Il était comme un dandy, et il aimait les fringues de marques ! Malgré cela, il était le premier à remonter le moral des plus faibles. Il avait en lui cette faculté de prendre soin des autres, surtout des âmes fragiles. Anne-Lyse a supporté son caractère de compétiteur chaque jour. Elle a partagé ses moments de doutes aussi, parce que dans le vélo, malgré ses capacités énormes, il n'était jamais sûr de rien. Toujours impressionné par la concurrence, alors qu'il est certain que ceux là étaient très impressionnés par lui ! Il était un vrai sportif, torturé par son envie de bien faire, et pourtant soutenu par une sorte de zen attitude latente. Avec lui, il y avait souvent un paquet de gâteaux Gerblé, du soja, de la vanille, et des céréales muesli pour l'accompagner ! Sa passion excessive pour le vélo l'emportait quelques fois vers le dépit, notamment lorsque ses voyages l'empêchaient de faire une sortie. Il était capable de partir pendant sept heures en pensant que rouler plus longtemps compenserait le fait de devoir lutter contre plus jeune que lui.

 

 Ah Grego, tu vas vraiment nous manquer ...

 

Toi, avec une assiette de sushis et une bière américaine. Toi, pour une soirée foot en supporter inconditionnel du PSG. Toi, pour un voyage à Orlando ou à Miami avec les amours de ta vie. Toi, pour un match de basket US, avec l'ambiance et le show qui te plaisaient tant. Toi, qui prenait ton Range pour aller sur une épreuve gentleman à 200 bornes, avec ton pote Steph qui t'appelait "Mon dragster". Toi, qui "kiffait" Nicolas Sirkis et son groupe Indochine.

Oui Greg, tout ça c'était toi !

Et tout ce que j'écris là me remue les tripes, parce que je sais que tes amis souffrent. Je sais qu'Anne-Lyse et Lucie devront se priver de tes qualités et de tes défauts, de tes folies et de tes envies. Je sais combien il est difficile d'être de ceux qui restent. Je sais qu'il est hasardeux et violent de tenter de comprendre. Je sais que pour tous ceux là, le chemin de l'avenir s'ouvre sans toi. 

Adieu champion ! 

 

ALEP ROUGE SANG

La Syrie fut l'un des plus beaux endroits de la planète. Alep, la vieille ville, classée patrimoine mondial de l'humanité bien avant le 21ème siècle (dans les années 80). Qu'en reste t-il ? La guerre l'a saupoudrée de ses bombes incessantes. Cette saloperie de guerre a pulvérisé des trésors de l'architecture, des hôpitaux, des écoles, et tout ce qui pourrait nous faire croire qu'il y fait encore bon vivre.

Alep est au nord du pays, et c'est là que le noyau de ce conflit s'est senti grandir dans l'horreur.Surtout actée pour le pétrole et autres ressources locales, mais officiellement déclarée pour renverser le gouvernement en place soit disant trop injuste. Mais le pilonnage de milliers de civils est-il juste ? Alep compte ses morts. 300 000 depuis cinq ans ! La trêve ? Ce sont les justiciers de l'occident qui la décide quand ils le veulent. La trêve ? Elle n'est jamais durable. La politique est désormais la honte du monde entier. Les désirs royaux des chefs en costards cravates continuent d'assassiner des innocents et nous cautionnons cela malgré nous, parce que nos mains sont vides de pouvoir. Nous sommes obligés d'accepter le joug des menteurs, la loi des nantis, le rêve des inquisiteurs, les objectifs électoraux des fous du nombrilisme. Alep la magnifique est en ruine, et après chaque attentat, on veut nous faire croire que rien n'autorise personne à se venger d'une ville ensanglantée. Là bas en Syrie, en Irak, en Afghanistan, en Lybie, ils doivent certainement penser autrement !

 

                                                                           Le centre historique d'Alep !

 Le monde est devenu fou, aussi fou qu'au temps de la guerre de cent ans ! Nous ne sommes pas en présence de royaumes, ni des plantagenêts, des valois, ou des capétiens, mais nous sommes au moins aussi cons ... Et les richissimes habitants de cette terre en veulent encore et toujours plus. Leurs allégeances à des pays belliqueux tuent des femmes, des enfants, des vieillards, pour poser leurs valises de "colons potentiels" sur une terre qui a eu le malheur d’engloutir de l'or noire, de l'uranium ou je ne sais quoi encore ... Les mêmes salopards nous ressassent à "volo" une crise qu'ils ont eux mêmes fabriqué ... Et pendant ce temps Alep rougie de son sang ! 

 






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