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LA PASSION SELON KELLY GAMBIER

 

"Une picarde à Paris", ce pourrait être le titre d'un roman !

 

 Kelly GAMBIER lors de la présentation du CSM Villeneuve la garenne.

 

Si Kelly Gambier a élu domicile en banlieue, à Viry Chatillon dans l'Essonne, elle naquit à Creil dans l'oise, il y a 25 ans. C'est en effet le 7 avril 1988 que sa jolie tête blonde apparut au grand jour, et à présent, aux côtés de Christophe Desbois son compagnon, elle prend la vie à pleine dent, dans l'esprit d'un bonheur simple.

Pour autant, Kelly ne se contente pas de vivre pour vivre, ses ambitions sont nombreuses et sa passion pour le cyclisme ne dévore pas toutes les autres. Elle débuta très tôt dans la compétition, à 8 ans !         Les couleurs des clubs de Liancourt, Compiègne, Nogent sur oise, Clermont et Epinay sur seine, contribuèrent à faire de Kelly une cycliste accomplie. Aujourd'hui, c'est toute de blanc vêtue, au CSM Villeneuve la garenne, un team féminin de division nationale, qu'elle continue sa carrière de sportive.     Sa saison 2013 peut enfin prendre son envol, après plusieurs semaines de doutes, causées essentiellement par une douleur à un genou qui refusait de disparaitre. Une 5ème place lors d'une épreuve nationale, il y a peu, suffit à relancer la belle francilienne d'adoption, sur la route d'un accomplissement probable.

Kelly est sous contrat avec son club, elle exerce en parallèle le métier d'animatrice au sein même de l'association. Elle aime rendre la monnaie de la confiance qu'on lui accorde par des résultats sur le vélo, une blessure n'est donc jamais la bienvenue ! Derrière son masque de gentillesse, il y a la volonté de réussir, l'envie de croquer la vie, le besoin de faire des choses. Dans quelques jours, elle prendra la direction de Nancy, pour passer les premiers tests qui la mèneront espérons-le, à intégrer l'armée de terre, puisque tel est son souhait. Elle rêve de piloter un hélicoptère, elle garde pourtant les pieds bien sur terre, elle sait que ce ne sera pas facile, mais elle ne se fait pas une montagne du travail à accomplir pour parvenir à ses fins ! Son boy friend est lui aussi dans l'armée, il aime lui aussi le cyclisme, ils étaient faits pour se rencontrer. Dans l'absolu, la vie de Kelly et celle de Christophe sont liées par des points importants, l'un des meilleurs souvenirs de Kelly étant son succès au Tour de charentes maritimes, parce que Christophe était présent ... La réussite tient souvent par le soutien des gens qui nous entourent, Kelly Gambier avec son compagnon-entraineur et aussi Jean Pierre Dutilleul (l'un des coachs de l'équipe cycliste de l'armée de terre), peut avancer tranquillement dans l'avenir.

 

Un sprint gagnant ! 

 

Les souvenirs sont aussi des vecteurs de confiance, et le port du maillot de l'équipe de France en est un merveilleux. Un jour, en Hollande, le pays des tulipes, où le cyclisme est un sport roi, elle l'a porté pour la première fois. Comme ce premier succès à l'échelon national, en 2012, une belle victoire à "La Mérignacaise", pour que les portes de l'envie s'ouvrent en grand. Finis les doutes d'un genou récalcitrant, finies les nuits difficiles et les projets stagnants, Kelly a de nouveau figé son regard vers l'avant. Elle veut se faire plaisir avant toute chose, elle refuse l'idée d'avoir des idoles, même si Nacer Bouhanni le champion de France pro et Chrystelle Ferrier-Bruneau  ("une collègue"), lui inspirent le respect.                                                                                        

Elle aime ce qu'elle fait et avec qui elle le fait,c'est ça son véritable moteur. Kelly Gambier offre une belle image du cyclisme féminin.

ANTOINE GORICHON MERITAIT BIEN CA !

Vendredi dernier, par l'intermédaire d'un ami, j'ai essayé de joindre Antoine Gorichon pour faire un petit article sur lui ! A ce moment là, je ne savais pas encore que 48 heures plus tard, il allait remporté le Prix du conseil général de l'Essonne ... Mon souhait était sans doute prémonitoire, en tous cas, c'est de belle façon que le francilien du SCO Dijon a signé son premier succès 2013.  A St Cyr la rivière, un peloton de plus de 80 coureurs de toutes catégories et de tous horizons s'est élancé pour un parcours vallonné de 135 kms. Comme dans tous les départements, les épreuves de ce niveau disparaissent une à une, alors il convient de féliciter l'organisateur pour avoir vaincu les embûches liées à une telle manifestation. C'est donc Antoine Gorichon qui a marqué de son empreinte courageuse la presque totalité de l'épreuve. D'abord en compagnie d'Adrien Legros, le jeune coureur de Chambéry, et puis seul comme un grand pour rallier l'arrivée avec 2 minutes d'avance sur ses coéquipiers Alex Gaspari et Joce Lemperrière, flanqués d'Adrien Guillonnet du VC Toucy.

 L'index levé pour faire un signe à des êtres chers disparus, Antoine Gorichon pense à tout !

Antoine est né le 5 juillet 1987 à Caen dans le calvados, aujourd'hui il réside dans le 20ème arrondissement, porte de Montreuil. Il est toujours chez ses parents, où il se sent très bien. Lorsqu'il débuta à l'age de 12 ans au club du Paris Cycliste Olympique en 1999, il ne se doutait pas que ses bagages sportifs se poseraient un jour du côté de Dijon ! Personnellement, quand je l'ai remarqué pour la première fois, il portait le maillot d'Argenteuil Val de Seine. Certes, il était désordonné dans son action, mais il dégageait déjà une puissance facilement détectable. Si le garçon semblait timide et peu enclin au partage d'émotions, j'avoue qu'à ce moment là, je me demandais bien ce qui pouvait se cacher derrière ce regard noir et distant. En fait, Antoine gagne vraiment à être connu. Il est intelligent, blagueur, sympa et plein d'autres choses que je n'imaginais pas il y a quelques années ! Apprécié de ses coéquipiers et notamment de son pote Jocelyn Lemperrière (avec lui sur la photo du bas), il est du genre à donner pour les autres autant que pour lui-même. Dans une épreuve de bon niveau, il vaut mieux l'avoir dans son camp, ça c'est sûr !  Antoine sait souffrir, mais il sait aussi offrir, c'est un gentleman coursier. Son image est à présent bien encrée dans les esprits, quand Gorichon est devant, on sait que ça va rouler !

  

 

Le môme Legros de Chambéry ne s'y est pas trompé dimanche dernier, malheureusement pour lui, il n'a pas pu tenir le rythme infernal d'Antoine le généreux ! Il n'est pas le dernier pour la rigolade non plus, et il s'amuse volontiers de la création du "team moustache" en début de saison, quand avec ses copains du SCO, il s'était fait le poil sous le nez pour les courses du soleil au mois de février ! Il aimait Pantani pour ses attaques fulgurantes, Cipollini pour sa classe, et aujourd'hui Sagan pour sa fantaisie. A côté de ça, Antoine Gorichon a un petit regret, celui de ne pas être passé pro en 2010, mais il s'atténue un peu lorsqu'il constate qu'en 2011 et 2012, il fut l'objet de blessures à répétition qui l'empêchèrent d'enfoncer le clou, et de se montrer sous son meilleur jour. S'il fait que du vélo depuis deux ans, il envisage de passer un D.E afin de rester dans le sport. Il voudrait bien continuer encore un peu au haut niveau amateur, à Dijon, où il a trouvé un petit plus nommé plaisir. Son directeur sportif, Denis Repérant, est élogieux à son sujet : "Antoine est un bon camarade, il est sérieux et attentif mais il sait aussi déconner !" L'hiver, il pratique la boxe Thaî, et toute l'année il aime écouter de la musique, sous un casque, ou pas ! Il aimerait ne pas connaitre d'ennui cette saison, et aussi réaliser ses meilleurs perfs. Antoine Gorichon avait remporté en 2010 les boucles de la marne (par étapes) devant un certain Navardauskas, un cannibale lituanien de l'époque. Il portait les couleurs du CM Auber 93, où il donnait beaucoup de lui même. Je me souviens qu'en 2012 il se classa second d'un Paris- Auxerre sous le cagnard, et aussi qu'il collectionne les places d'honneur un peu partout, y compris lors des championnats de France de demi-fonds où il excelle.

Si l'issue d'une victoire vaut par la débauche d'énergie, nul doute que celle acquise par Antoine Gorichon est sacrément méritée ...

LA MARCHE D'ELO

 

3ème manche de la coupe de FRANCE féminines :

A 23 ans, Elodie HEGOBURU remporte son plus beau succès, en haut du Mont Pujols.

 

Elle porte les couleurs de l'équipe cycliste d'Auber 93, version féminine. Dans ce contexte là, en division nationale, le comité d'ile de France compte trois autres formations (Villeneneuve la garenne, Epinay et Puteaux). Ce dimanche 31 mars 2013, à Pujols, dans les profondeurs de l'hexagone, la petite seine et marnaise (elle réside à Bailly-Romainvilliers) a remporté la plus belle victoire de sa carrière. Lors de cette troisième manche de coupe de France, elle était l'une des pièces protégées du groupe francilien. Ses coéquipières ont fait un excellent travail et elle a fait le sien, il consistait à décrocher la lune, en remportant son premier succès à ce niveau de compétition. En constant "perfectionnement" depuis trois ans, elle est désormais conviée en équipe de France, comme dernièrement à Cittiglio en Italie, pour le trophée Alfredo Binda, épreuve de coupe du monde. Elle a trouvé là bas des conditions atmosphériques plutôt difficiles. Courageuse, elle a beaucoup souffert du froid, mais a tout de même rallier l'arrivée à la 57ème place. Elle adorerait briller au niveau international, et si sa progression se confirme, on pourrait la voir "optimiser" le maillot bleu blanc rouge assez rapidement. Elodie est plongée dans le milieu cycliste depuis longtemps. Son père Gilles avant elle, et ses petites soeurs Manon (à Auber elle aussi) et Elise aujourd'hui, sont sur la même longueur d'ondes, sculptés dans l'ambiance de la compétition. Si on ajoute à celà, que son ami Erwan Lollierou a passé plus de dix ans à côtoyer le milieu élite amateur, on peut comprendre que la route d'Elodie est toute tracée. C'est un sacré plus dans une carrière sportive, puisque dans les inévitables mauvais jours, elle pourra compter naturellement sur ses proches. Elle pourra également compter sur ses coéquipîères à propos desquelles elle ne tarit pas d'éloges : "Je les aime toutes, nous passons de supers moments ensemble !" Elo a compris que l'amitié entres elles était un moteur important de sa réussite. Le team national féminin d'Auber 93 comprend neuf filles. Pour faire plaisir à Elodie la partageuse, voici l'effectif complet :

 

 L'équipe féminine d'Auber 93. En haut de gauche à droite : Jean-Baptiste Souquet (encadrement), Natacha DEVILLE, Roxane FOURNIER, Manon HEGOBURU, Steffi JAMONEAU, Alna BURATO et Guy GALLOPIN (encadrement). En bas, de gauche à droite : Mélodie LESUEUR, Elodie HEGOBURU, Noeline DELBOVE et Marine JACQUES.

 

Jusqu'à la fin de saison, toutes ces jolies filles continueront à guerroyer sur les épreuves de coupe de France. L'objectif de la victoire collective est tout à fait abordable, puisque au jour d'aujourd'hui, les jeunes cyclistes pointent dans le haut du classement. Le 17 avril prochain, c'est un monument du cyclisme masculin qui se pointera sous les roues des demoiselles, la flèche wallonne ! Nul doute qu'Elodie Hégoburu et ses copines feront le maximum afin de tenter de franchir un nouveau palier. Ce palier n'est pas une terre inaccessible, Elo le sait, elle ne rêve que de ça ! Son succès de Pâques, c'est comme une récompense à un travail permanent, une quête du Graal ! La coupe de France lui réussit plutôt bien, puisque déjà à Chambéry, lors de la première manche, elle avait escaladé le podium par la face nord, jusqu'à la troisième marche. Cette fois, elle s'est hissée tout en haut, sa place préférée, celle qu'elle a su mériter.

VICTOR ...UN AUTRE LEBLOND !

 

Dans le petit monde du cyclisme francilien, Alliaume LEBLOND 20 ans, est connu comme le loup blanc. Aux avants postes depuis le début de la saison, le coureur élite du CM Aubervilliers 93, va devenir stagiaire pro ces prochains jours, en participant probablement au Tour du Poitou Charentes, avec l'équipe Bigmat-Auber chère à Stéphane Javalet. Souhaitons-lui bonne chance ! Sous les couleurs vertes et blanches de l'AS Corbeil-Essonnes, Victor, plus tardif, compte ses jours à l'étage du dessous. En effet, l'an prochain, il sera lui aussi en première ! Pour l'instant, chaque dimanche, il use les coureurs de 2ème caté les plus attentistes et les moins téméraires. Son tempérament de baroudeur et d'attaquant dynamite tous les pelotons désireux de se la jouer tranquille. Victor LEBLOND est le frère ainé d'Alliaume. Il est né le 10 janvier 1990 à Ris Orangis, sur ses terres de l'essonne qu'il n'a jamais quitté. A 22 ans, le garçon progresse énormément et peut-être tout simplement prend-il  conscience de son véritable niveau.

 

Victor LEBLOND, vainqueur à Ménil sur oger .

A ses débuts, en 1999, portant le maillot su SCA 2000 Evry, le petit bonhomme n'était qu'un gosse en cours de récréation. Il fera toujours de son sport un amusement avant tout. A Montgeron-Vigneux jusqu'en 2010, puis à Corbeil depuis l'an passé, ce sera pareil, sauf qu'aujourd'hui le regard des autres a changé !

 Si son objectif premier pour les deux années à venir est de se faire plaisir avec une bande de copains sur les courses du week-end, on sent bien que l'ambition éxiste derrière son air de ne pas en parler. Pourtant, quelques fois, il lâche une phrase qui résume son état d'esprit -"J'aimerais faire au moins deux ans en première, histoire de voir jusqu'où je peux aller ...et pourquoi pas taquiner le frangin s'il ne passe pas pro maintenant !"

En BTS MUC (management unité commerciale), Victor va entamer sa dernière année à la rentrée, en alternance avec le terrain, chez Décathlon. Amateur et admirateur d'animaux, jusqu'à les épier et les prendre en photo en forêt de Fontainebleau notamment. Il partage cette deuxième passion avec son père, le grand Yvon. Victor avoue ne pas avoir d'idole dans son sport, mais il suit les résultats deTony Gallopin et Jérémy Galland, essoniens comme lui, et coureurs cyclistes professionnels plutôt respectables.

Il y a quelques jours, la vie de Victor LEBLOND s'est ensoleillée dans les vignes de Mesnil sur oger. Sans la traquer, mais en l'attendant avec impatience, il a enfin démasqué la victoire de ses bras levés au ciel. Des bouteilles de champagne accumulées sur la chaussée lors de la remise des prix. Un bonheur partagé avec ses potes Vincent Girardin et Damien Leguay, aussi heureux que lui. Le plaisir, Victor l'a croisé ce jour là. Quelque chose me dit que Victor LEBLOND va bientôt refaire parler de lui ...

Le garçon ne se prend pas la tête, mais il aime le vélo. Il ne se la raconte pas, mais il agite le peloton. Il sera temps d'aller prendre des photos d'animaux sauvages en octobre prochain ou peut-être en novembre... D'ici là, continue de t'amuser, c'est bien aussi comme ça !

 

 

 

DAVID BOUILLAUX, LA VIE CONTINUE ...

 

David Bouillaux.

J'ai bien connu David, le gamin sympa de la fin des années 90. Un garçon saisi d'un brin de timidité, un coureur sans artifice ni prétention, mais sans doute plus talentueux qu'il ne savait le montrer. David Bouillaux, le breton adopté par obligation, par une seine et marne moins typique et certainement peu sympathique à son goût de l'époque. Né à Rennes, le 17 novembre 1981, David a débarqué un jour ... sur le "port" de Nemours ! En 1998, il débute comme junior à l'US Nemours-St Pierre et petit à petit, au prix d'une lente mais sûre progression, il atteint un niveau intéressant. Il participe avec les espoirs, au Paris-Tours de la catégorie. Sélectionné pour l'occasion en équipe d'Ile de France, il y cotoie Benoit Sinner et Renaud Pioline notamment. La route est longue et dure, mais ses résultats restent encourageants.

                                Sa petite amie, la jolie Laetitia, l'aide à supporter les moments difficiles et lui, il regarde devant, fier et heureux. Le plaisir est là, à portée de mains, il ne le rejète pas ! Le mercredi 4 avril 2001, sa vie et celle d'autres jeunes cyclistes, bascule en même temps qu'un véhicule fou et percutant. A l'entrainement avec son club, un après-midi de printemps, les gosses ont la malchance de croiser une voiture incontrôlée, qui envoie valdinguer le peloton et par la même occasion, la jeunesse de ses amis. David est choqué ! Depuis, rien n'est pareil, il veut s'acquitter du meilleur et ne pas s'occuper du pire, il trouve la vie trop courte, la mort trop curieuse. L'image de copains et copines qui s'envolent ... c'est le tournant de son existence. Il reprend le vélo comme un besoin, comme une thérapie, en 2010 il repart au plus bas de l'échelle. Sous les couleurs du VC Fontainebleau, avec une licence de série départementale dans son portefeuille, il veut refaire le chemin à l'envers.

Laetitia est partie, elle l'a foudroyé ! Après 12 ans de partage, ce n'est pas facile de se reconstruire, mais il se bat. L'appart vendu, le retour chez papa et maman, la lumière du jour qui devient moins claire et moins évidente à supporter. A 29 ans, l'envie d'exister quoi qu'il arrive prend le dessus. Et puis les plus malchanceux du 4 avril 2001 ont vécu bien pire ...alors il faut relativiser  !

 

 Depuis 8 ans, il bosse au journal "auto plus" en tant que cadre, il est content de pouvoir ainsi cotoyer le milieu de sa seconde passion, la voiture. Dernièrement, il s'est même fait un vrai plaisir, il a acheté un petit bolide avec son frère ! Malgré celà, le vélo reste en tête de ses priorités. Depuis deux ans, il roule tous les soirs, parfois le mercredi après-midi, il accède à la première catégorie après avoir notamment remporté le tour du val d'oise l'an passé. Cette saison, dans la nouvelle équipe du CS Dammarie de José Gouère, il est content de son sort. Il cotoie un coureur de la trempe de Samuel Plouhinec, ex-pro, il fait de belles courses et même récemment où il agita ses gambettes en guadeloupe, pour un joli voyage. La première catégorie est celle dont il rêvait. David espère en gagner une belle, il est convaincu qu'il peut le faire, il est d'ailleurs très souvent dans le top 20. Il s'est même classé 3ème à Poilly ou encore 4ème à Cloyes sur le loir. La vie de famille le poursuit, ses parents toujours présents dans les bons et les mauvais moments, son frère dont il se sent très proche et puis deux ou trois amis sur lesquels il peut s'appuyer, c'est tout ce qui compte réellement pour lui : "Je n'ai pas le droit de me plaindre ! " Pourtant on ressent comme une pointe d'amertume, car l'échec de son duo avec Laetitia est encré au plus profond de lui. L'avenir de David Bouillaux est comme il le dessine : "Je me vois continuer comme ça, avec en plus une nouvelle copine avec qui je formerai une famille".

La famille encore et toujours la famille ... Aujourd'hui, David Bouillaux connait presque le meilleur, après avoir échappé à un destin caressé par la détresse de l'accident. Il a vu la souffrance autour de lui, il s'est surpris à revoir la scène tragique s'agiter dans ses pires cauchemars, puis il a vaincu ses nuits de réflexion. Comme le soleil semble revenu, David Bouillaux a besoin de briller lui aussi. Le chemin parcouru est énorme, mais celui qui se dresse devant lui est probablement très beau ...

Bonne chance David.

 






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